‹ Les almanachs de la RévolutionChapitre 19 sur 58 · An II, in · texte numérisé non relu

An II, in

le 5 juillet 1793, par Chénard et Narbonne de la Comédie-Italienne, sur l'air des Marseillais :

Citoyens chers à la patrie,

Nous venons vous offrir nos cœurs;

Montagne, Montagne chérie,

Du peuple les vrais défenseurs;

Par vos travaux la République

Reçoit sa constitution.

Notre libre acceptation

Vous sert de couronne civique.

Victoire, citoyens, gloire aux législateurs! Chantons! leurs noms chéris sont les noms des vainqueurs !

La Convention décréta gravement l'impression et Penvoi de ce couplet aux départements. Il faut reconnaître que si Chénard et Narbonne étaient de bons chanteurs, ils venaient de se montrer détestables poètes, car les vers de ce couplet étaient de leur composition... Ce n'étaient pas seulement des acteurs que la Convention admettait à la barre, mais parfois encore des individus revêtus de chapes et d'ornements sacerdotaux pris aux églises, qui venaient se pavaner devant les représentants, pérorer et dire force insanités, aux applaudissements des tribunes '. Un jour, ce sont les artistes de la musique de la garde nationale qui se présentent pour jouer V Hymne à la Liberté de

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