Bâle, 1796, in
relatives à rechange de cette illustre captive, et le récit de son départ. A ces détails s'ajoutent des romances touchantes intitulées : Les Soupirs cTune jeune prisonnière et les Plaintes d'une jeune infortunée. Après avoir attiré l'attention publique sur la famille royale, ils cherchent à discréditer les nouvelles institutions. Celui-ci, dans un autre Almanach des gens de bien ', se moque ouvertement, en 1797, du conseil des Cinq- Cents, par une chanson sur « le marchand de bois des Tuileries ». Nous n'en donnerons qu'un couplet assez mordant :
On dit que dans les Tuileries
Est un chantier fort apparent,
Où cinq cents bûches bien choisies
Sont à livrer en ce moment.
Le vendeur dit à qui l'aborde :
« Cinq cents bûches pour un louis,
Mais, bien entendu, mes amis,
Qu'on ne les livre qu'à la corde!... »
Celui-là raconte les principaux événements écoulés depuis huit ans et se complaît au récit des noyades , des fusillades , des massacres de tout genre. Il a soin d'intituler son almanach Souvene^-vous-en, ou Etrennes de Madagascar pour