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ROCHES ÉRUPTIVES S

tout le bassin de cette rivière K Nous avons dans notre collection plusieurs fragments roulés de cette roche, recueillis à Lyon dans les alluvions du Rhône. Même en admettant l'intervention des anciens glaciers comme agents de leur transport, il est difficile de tracer sûrement leur itinéraire.

On n'a pas publié qu'au midi des Alpes Françaises, près du littoral méditerranéen, il y, a deux massifs d'ancienne consolidation et de roches silicatées. Ils ont joué tous deux un rôle important dans la formation de la chaîne. 11 se produisit alors dés mouvements de torsion qui provoquèrent dans les chaînes secondaires, comme dans les massifs anciens, de nombreuses cassures à travers lesquelles s'injectèrent des porphyres, des mélapbyres, àts porphyres quari^ifères, des granulites, des granités, qui se sont fait jour au milieu des terrains houillers, permiens ou d'autres plus anciens, ainsi que des terrains secondaires.

Postérieurement à ces éruptions, des basaltes se sont épanchés à Saint-Tropez, à Beaulieu près Aix, au Beausset, à Bandol, à Evenoz^ à Sanary, près Toulon, etc.

On ne sait si toutes ces éruptions, au milieu de terrains divers, schistescristallins,calcairesàHippurites,urgonien, etc., sont synchroniques entre elles et avec celles d'Agde et du Vivarais, de l'autre côté de la vallée du Rhône ; la

* Cf. David Martin, Liste des gisements de spilite dans les Hautes^ j4lpes.

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plupart semblent postérieures à Taquitanien, mais les moyens de contrôle manquent.

Les labradorites d'Antibes, le porphyre bleu des Romains à Agay, à Test de Fréjus, le piton de porpbyrite verdâire, si bien conservé au milieu de la plaine de la Garde près Toulon, doivent aussi se rapporter à l'époque tertiaire.

Les porphyres rouges quart:(ifères sont à l'état roulé dans les grès permiens de Carqueyrane au sud-ouest d'Hyères, et ces mêmes grès sont traversés par un gros filon de tnélaphyre. M. Marcel Bertrand rattache donc au permien supérieur et au permien moyen ces deux roches éruptives, et à l'époque houillère la tnicrogranulite du Plan-de-la-Tour, ainsi que diverses porphyrites qui apparaissent en filons dans les gneiss des Maures.

Mais on ne peut encore déterminer avec précision rage des granulites et des granités qui se sont épanchés au travers des roches anciennes des Maures, à Baghols, au Plan-de-la-Tour, puisqu'au-dessus du gneiss, il n'y a aucune roche stratifiée qui puisse servir de point de repère, sinon des bancs de terrain houiller voisins.

Il nous reste maintenant à dire quelques mots des filons métallifères et des minéraux des Alpes ^

Diodore de Sicile parle des gisements d'or de la Gaule,

1 Cf. Gueymard, Sur la Minéralogie^ la Géologie du département de risèrey 1831. — G. de Mortillet, Géologie et minéralogie de la Savoie y 1858. — Sci. Gras, Statistique minéralogique du dépariement des Basses- Alpes ^ 1480. — Lory, Description géologique du Daupbinéy 1860.— A. Joanne, Géographie des départements, etc.

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