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MINÉRAUX ET COMBUSTIBLES

Il y a encore des gisements d! anthracite y de graphite et de quelques combustibles, lignite, tourbe, etc.

En 1889, les mines d'anthracite de la Savoie ont fourni 12.750 tonnes de combustibles. — Il y a dans le même département des ardoisières importantes. Cevins fournit les plus belles ardoises (800.000 par an), elles peuvent rivaliser avec les meilleures de France. Les marbres sont nombreux et fort variés de couleurs, noirs, verts, violets, rouges et blancs.

Le Dauphiné est mieux partagé que la Savoie, et les chaînes de Belledonne et des Rousses, ainsi que le massif de TOisans, sont les régions des Alpes Dauphinoises les plus riches en minerais et en minéraux. Les plus importants filons sont ceux de sidérose des environs d'Allevard et de Vizille, qui ont sans doute commencé à être exploités par les Sarrasins. Ces fers spathiqtces renferment un peu de pyrite de fer et de cuivre, du plomb sulfuré, du cuivre gris, qui nuisent à leur qualité.

Des 45 mines de fer qui ont été concédées dans le département de l'Isère, celles d'Allevard sont les plus importantes. En 1886, tout cet ensemble minier a fourni 32.000 tonnes environ.

Dans la chaîne de Belledonne et des Rousses, il y a de petits filons inexploitables àtfer oligiste et à* oxydule magnétique. On citeégalement des veines ou de petits filons à* argent, At galène, de blende, de cuivre gris -argentifère, de cuivre sulfuré, de cobalt, de nickel, de cinabre.

La station la plus intéressante, celle où il y a eu le

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plus de tentatives malheureuses d'exploitation, est celle des mines de Chalanches d'Allemont. Après qu'elles eurent été exploitées fructueusement à la fin du siècle dernier, les dépenses nécessitées par la difficulté de leur accès (2 150"*) ont forcé de les abandonner.

Nous rappellerons encore les filons de ^j^n7^ de cuivre y At galène y de blende et surtout la mine de galène argentifère du Grand-Clot, dans les environs de La Grave-eii- Oisans. A Névache, le plomb et l'argent sont exploités sérieusement, et on en extrait environ annuellement 3000 quintaux métriques d'une valeur approximative de 86.000 francs. Les produits de cette exploitation, la seule ou la plus importante de la région alpine, sont fondus dans les fourneaux de l'Isère, à Marseille ou même en Angleterre.

On a reconnu, dans les blocs de protogine tombés de l'Aiguille-du-Midi et dans les protogines de la Bérarde, des veinules de sulfure de molybdène. Tous les traités de minéralogie ont fait connaître les minéraux cristallisés de TOisans, Valbite, Vépidote, Vaxinite, la cblorite, Vanatase, et les plus beaux échantillons ornent le musée de Grenoble et diverses collections.

Dans toutes les Alpes Centrales du Dauphiné, ce sont les difficultés d*accès à des gisements situés à de grandes altitudes, et l'irrégularité, ainsi que le peu de puissance de la plupart des filons, qui n'ont pas permis de les soumettre à une exploitation sérieuse.

Dans les Hautes et Basses- Alpes les gisements métallifères sont aussi nombreux que dans l'Isère ; ce sont les

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