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LIVRE IV. — LA LAITERIE

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3* Instruments divers

4* Ecrémease et accessoires

5* Comme an devis précédent

8' Réfrigérant (80 fr.), le reste comme au devis précédent.

Total

1,916 fr.

3,200 fr.

La production beurrière de tous nos petits hameaux des Alpes trouverait un débouché naturel et certain dans les grandes

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Fig. 174. — Petite laiterie pour éerémeuie à bnw. Plan Th. Pllter. — ÂcheUe 1/100.

villes du Midi qui, jusqu'à présent, n'ont guère reçu que de la place de Milan les centaines de milliers de kilogrammes qu'elles consomment chaque année. J'insiste pour que Ton fixe son attention sur les deux derniers genres d'exploitation que je viens de décrire. Il n'y aurait pas une seule objection à élever contre leur implantation dans tous les hameaux, jusqu'au moindre, pas même au nom de la routine, puisqu'ils sont fondés sur le respect des pratiques actuelles, perfection-

478 ÉTUDES SUR l'économie alpestre.

nées seulement par Toutillage etTesprit d'association. £t si toutes ces petites associations se syndiquaient pour centraliser leurs produits^ sous la direction d'une société formée de 3 on 4 négociants alpins^ habitués au commerce du beurre^ comme il y en a tant en Savoie et dans le Briançonnais^ on pourrait espérer voir rapidement une grande exportation beurrière se développer par ici, semblable à celle qui a pris naissance en Danemark, à la suite de la célèbre initiative de la maison Biisk et C".

On consomme annuellement :

A Marseille. . . 660,000 kilogr. de beurre pour 319,000 habitants.

A Nice .... 340,000 — 53,000 —

Soit. . . . 1,000,000 — 372,000 —

D'autre part, les populations de Valence, Avignon, Nîmes, Montpellier, Cette, Arles, Aix, Toulon, Hyères, Draguignan, Grasse et Cannes, donnent un total de 376,000 habitants, c'est-à-dire à peu près égal au précédent ; on peut donc dire que notre Midi a besoin à lui seul d'environ 2 millions de kilogrammes de beurre, quantité qui correspond à la production annuelle de 50,000 vaches, qui fourniraient chacune 40 kilogr. J'ajoute que Tunis et l'Algérie demandent encore 400,000 kilogr. de beurre à Milan.

Or, les parties des Hautes et Basses-Alpes, de la Drome et des Alpes-Maritimes, comprises dans les limites de notre zone pastorale, ne possèdent pas plus de 50,000 vaches, il est donc évident que le Sud-Est de la France et l'Algérie offrent un débouché assuré à tous les beurres que les villages alpestres, analogues au type que je viens de décrire, sont susceptibles de produire.

Le RÉSIDU DE LAIT MAIGRE QUE LAISSENT LES ÉCRÉMAGES

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