LIVRE IV. — LA LAITERIE
sauront l'employer chez eux, de toute espèce de manières avantageuses et seront certains de pouvoir lui donner une valeur de 0 fr. 05 c, en Taffectant soit à leur propre nourriture, soit à celle de leurs élèves, soit à la confection de fromages (le ménage, comme ceux d'Entremont. — L'engraissement d'animaux dans une étable dépendante de la laiterie commune passera en second lieu. — La fabrication en grand de fromages maigres, en troisième lieu seulement.
§ IV. — Ijaiteries industrielles.
L'invention des machines centrifuges à moteur a donné rapidement naissance partout, à des laiteries auxquelles on a donné le nom d'industrielles, parce que leur outillage rappelle les procédés mécaniques de l'industrie moderne. Mais ces usines, dont l'objectif comme produit principal est la fabrication du beurre seulement, marchandise qui ne pèse que 4 p. 100 au plus de la matière première, ne procurent des bénéfices satisfaisants, que si le transport du lait entier de rétable à la laiterie n'entraîne pas des frais trop élevés : c'est dire que ces fabriques impliquent l'idée de localités à production laitière assez intensive. Elles pourront être substituées à la fromagerie dans les stations hivernales des communes, décrites dans les §§ I et II de ce chapitre, lorsqu'on se sentira en mesure de vendre le beurre à 3 fr. le kilogr., et de retirer du lait maigre 5 cent, par litre, par l'une des destinations décrites au § III.
Pour établir de ces laiteries, le mieux sera de s'adresser à l'une des maisons qui se sont vouées à la propagation en France des divers systèmes centrifuges depuis 1880, et dont les plus connues sont celles de MM. Hignette et Pilter, à Paris.
Laiterie à manège à. un cheral, permettant IMtpofltlf Th. PHter.
Flg. 175. — Élévation.
Fig. 176. — Plan.
de traiter de 400 A 600 litres ds lait par Jour. -.ioheUe: 1/100.
Fig. 177. " Coupe «oivant ab.