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APPLICATION AUX FRUITIERES DES SUBVENTIONS AUTORISÉES PAR LA LOI

Les subventions doivent être réservées aux sociétés, aux particuliers consentant à s'engager d'une façon nette et précise à réaliser, en échange de l'argent reçu, des tiavaux utiles, reboisements, réglementations de pâturages, mises en défends, etc. Toutefois, en dehors de ces cas spéciaux qu'il est désirable de voir devenir nombreux, TÉtat, dans un but d'utilité générale, ne doit pas hésiter à prendre lui-même l'initiative de la création d'un certain nombre de laiteries

ou de FRUITIÈRES-MODÈLES.

Une fruitière-modèle dans chaque principale vallée, rendrait les plus grands services.

Actuellement, dans les trois quarts des montagnes fromagères, la fabrication est entièrement entre les mains de fruitiers suisses ; quelques-uns sont bons, mais beaucoup ne sont que de jeunes Yalaisans, peu expérimentés, qui n'ont pu se placer chez eux. Les débutants demandent 150 fr. pour le trimestre ; les meilleurs exigent 300 fr. ; la généralité se contente de 240 à 250 fr. : ce sont ces modestes salaires qui les font rechercher.

Les fruitiers du pays sont en majorité encore moins exercés : cochers à Paris ou à Lyon pendant l'hiver, domestiques agricoles au printemps, ils se lancent à tout hasard dans la

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