‹ Les Alpes françaisesChapitre 166 sur 212 · LIVRE V. — QUESTIONS DIVERSES · texte numérisé non relu

LIVRE V. — QUESTIONS DIVERSES

Aujourd'hui, on regrette de ne pas s'être arrêté au premier. Mais la loi du 4 avril 1882 permet de remédier à cette faute et de mettre fin à ce contre-sens administratif: reboiser ici, abandonner ailleurs la gestion de forêts existantes. Puisqu'elle prescrit, en même temps que des reboisements, la réglementation des pâturages, ce sera se conformer à son esprit que de comprendre en première ligne dans les zones à réglementer, les terrains intermédiaires entre les bois et les pâturages, tous ces vastes prés-bois soustraits à la tutelle administrative dans les Alpes. Tous les délits relatifs aux arbres et broussailles seront alors sûrement poursuivis et punis, et lorsque des coupes devront être exécutées, elles seront suivies de mises en défends temporaires et des plantations ou semis voulus, pour conserver à k superficie sa nature de prés-bois. On introduira ainsi dans les hautes vallées un régime mixte, répondant à la fois aux besoins actuels de la population et au vœu de la nature qui, elle, commande aussi aux altitudes alpines des exploitations à double fin, c'est-àdire ayant pour objet deux sortes de produits : V herbe et le bois.

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