‹ Les Alpes françaisesChapitre 170 sur 212 · M. de M:ihy, miuîstre de l'agricultare · texte numérisé non relu

M. de M:ihy, miuîstre de l'agricultare

508 ÉTUDES SUR l'économie ALPESTRE.

quand on aura attaqué l'œuvre des petits canaux^ suffiront pour obtenir les plus grands résultats.

(( Un riche propriétaire », a dit Lavoisier, « ne peut faire valoir sa ferme et l'améliorer, sans répandre autour de lui l'aisance et le bonheur. Une végétation riche et abondante, une population nombreuse, l'image de la prospérité sont la récompense de ses soins. y> Le devoir de l'administration de^ forêts, dans les Alpes, est comparable, en tout et pour tout, à celui du propriétaire de Lavoisier : son domaine par ici, on veut qu'elle Tétende sur tous les terrains dégradés de ces montagnes; mais pour qu'elle y parvienne, et qu'elle y fasse des créations assurées d'un éternel avenir, des placements de tout repos, il faut en même temps qu'elle répande le bienêtre et la prospérité autour d'elle. Elle n'y parviendra qu'en favorisant l'industrie pastorale par des subsides, et en enseignant à employer fructueusement les prix d'acquisition des terrains qu'elle achètera. De dévastatrices et hostiles, les populations voisines deviendront alors conservatrices, et ses plus précieuses auxiliaires; et dans cet ordre de faits, comme en tout autre, éclatera encore la vérité du célèbre axiome de Bastiat, « tous les intérêts sont harmoniques ».

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