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LIVRE V. — QUESTIONS DIVERSES

Préparer successivement des règlements de pâturages complets pour toutes les communes de la zone pastorale et torrentielle, mises en défends comprises^ et chercher à en faire adopter les dispositions au fur et à mesure que la transformation des mœurs rurales permettra à la population de les accepter.

Attacher toutefois présentement^ aux travaux facultatifs dans les pâturages^ tels que corrections des ravins^ boisements des berges vives, drainages, sentiers, constructions de chalets, etc..., plus d'importance qu'aux diminutions ou sup^ pressions de parcours, attendu qu'il est possible, uniquement par ces travaux, d'arriver aux principaux résultats, en vue desquels la réglementation a été conçue ; tandis que la pauvreté du pays ne permettra d'adopter de rigoureux règlements que plus tard, après que Ton aura fait surgir des vallées, de nouvelles sources de productions compensatrices.

Employer les subventions départementales disponibles à organiser, sous la direction d'hommes compétents, des voyages de montagnards des vallées en retard dans les pays d'industrie pastorale avancée, Tarentaise, Haute-Savoie, Suisse, afin de les instruire dans les meilleures méthodes d'exploitation alpestre, et de stimuler leur esprit d'initiative.

S'appliquer de concert avec la Direction de l'agriculture à créer dans les vallées propres au développement de l'industrie laitière des laiteries modèles en plaine, en s'efTorçant plutôt de perfectionner les anciennes fabrications locales que de les modifier complètement, avec succursales en montagne, celles-ci devant fonctionner comme écoles de bergers aussi bien que de fromagers.

Imprimer la plus vive impulsion aux reboisements facultatifs, ayant pour objet de transformer les communaux pauvres en bosquets, ou en ma&sifs complets, à exploiter au point

de vue de la production de l'herbe d'abord, de la feuille et des brindilles fourragères ensuite, du bois en troisième lieu seulement.

Tels sont les immenses services que les Forestiers alpins se trouvent appelés à rendre au pays en vertu des dispositions d'ordre pastoral contenues dans la loi du 4 avril 1882, que nous avons eus sans cesse en vue en écrivant cet ouvrage, et qui méritent au plus haut degré de fixer l'attention du pays.

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