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simplement. Nous avons vu employer, dans des montagnes communales bien soignées de la Tarentaise, les fumures suivantes, qui produisent le plus grand effet, tout en n'étant réitérées que chaque dix à vingt ans sur le même point.

( 1 mouton par \ ( Cela correspond en

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( heures. . . ; ( hectare à . . . . 9,500 kil.

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Sur les parcelles plates ou faiblement inclinées, on retient les troupeaux de moutons en y répandant du sel, aliment dont ces animaux sont très friands et dont ils ont réellement besoin à Tinalpage, attendu que les plantes des hautes montagnes, a fait remarquer M. Miintz, sont très peu salées, contrairement à celles des plaines, qu'imbibent sans cesse des poussières d'eaux marines très chlorurées, flottant à de faibles hauteurs et que les pluies précipitent avec elles.

Dans les lieux environnés de précipices ou de très forte inclinaison, on emploie des claies en bois, ou des filets légers facilement transportables, à peu près semblables aux réseaux qui servent à descendre le foin des montagnes. Ces filets sont fabriqués avec des cordes de 15 à 20 millimètres de tour ; ils ont une hauteur de l'",05 et une maille de 15 centimètres de côté; ils pèsent, suivant le diamètre de la corde, de 600 grammes à 1 kilogr. par mètre courant et reviennent à 1 fr. 80 c. le kilogramme. On parque trois moutons sur / mètre carré, de sorte que, dans un filet de 52 mètres pouvant former un carré de 13 mètres, pesant 31 à 52 kilogr. et du prix de 56 à 94 fr., on peut renfermer un troupeau de 500 moutons.

Il n'y a lieu de renoncer au parcage de nuit des bêtes à laine que s'il s'agit de montagnes froides, exploitées par des

68 ÉTUDES SUR l'économie ALPESTRE.

brebis laitières, dont le tempérament délicat souffrirait des rigueurs du coucher en plein air aux grandes altitudes.

Le FUMIER DE VACHE est employé avec le plus grand soin et une économie exemplaire dans la plupart des montagnes laitières de la Savoie depuis 30 ans. Dans les Beauges^ la vallée de Beaufort et la Tarentaîse, on entend dire sans cesse que la possibilité s'en trouve doublée. C'est une affirmation exagérée^ mais j'admets une augmentation du tiers.

On fume ces montagnes de quatre manières : I* par l'attache des vaches au piquet pendant la nuit ' ; 2"" par la diffusion des engrais au moyen de petits canaux ou de rigoles partant des étables ; 3* par le transport des fumiers en traîneaux ou à dos de mulets, sur les parcelles les plus élevées, inclinées et non arrosables ; 4* par le parcage nocturne, sur ces mêmes parcelles d'accès difficile, des moutons qui pâturent les rochers d'alentour.

Les deux premiers procédés et le quatrième sont ceux qui utilisent le mieux les urines, c'est-à-dire les parties les plus azotées des déjections animales, et sont certainement les plus efficaces.

2 VII. — Comparaison entre lea pâturages à moutons et les pâturages à vaclies, au point de vue des fumures qu'ils reçoivent. — Les moutons en forêt.

Cette opinion si répandue, que les pâturages alpins à moutons sont voués à une dégradation presque certaine, par suite de la structure sui generis de la dent et du pied des ovidés.

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