AMÉLIORATIONS PASTORALES POUVANT ETRE ENCOURAGEES PAR DES SUBVENTIONS
§ !•'. — Énnmération des axnélioratioils à encourager.
Les dispositions de la loi relatives aux améliorations pastorales sont très brèves^ et comprises entièrement dans l'article 5.
Cet article^ très largement conçu^ autorise TÉtat à subventionner toutes les opérations propres à favoriser^ directement ou indirectement^ le gazon nement des propriétés de toute nature^ et par tous les moyens^ délivrances de graines ou de plants^ allocations en argent ou en travaux.
Je compte onze catégories principales d'améliorations à provoquer^ et les classe sous les titres suivants : Assainissements; — Baraques^ chalets et fruitières; — Boisements; — Canaux d'irrigation ; — Chemins ; — Colmatages, endiguements et fertilisation des cônes de déjections ; — Défrichements et nettoiements; — Épierrements ; — Gazonnements; — Travaux divers; — Utilisation plus générale des engrais chimiques.
L'importance à attacher à chacune de ces améliorations dépendra nécessairement de chaque région.
188 ÉTUDBS SUR l'économie ALPESTRE.
§ 11. — Assaini ssements.
Ces travaux ont pour but^ dit M. Demontzey, de donner à Talde de drains^ m un écoulement rapide et immédiat aux eaux provenant de la fusion des neiges^ ou des pluies torrentielles^ vers des collecteurs construits sur les lignes de plus grande pente. Les terrains^ mouvants auparavant^ se trouvent dès lors à l'abri de toute saturation^ ^.
Si l'intérêt public réclame, dans les pâturages, de ces ouvrages dont l'efficacité remarquable a été si souvent démontrée, dans les périmètres de reboisement obligatoires, l'administration entrera certainement dans l'esprit de la loi en opérant de ces mêmes travaux dans les pâturages, au titre facultatif, avec subventions.
Rien de particulier à dire sur le mode d'exécution des drainages. Ce sera celui que décrit en détails le Traité du reboisement. Je ferai seulement remarquer, que l'occasion se présentera souvent de dessécber des terres tourbeuses, très fréquentes dans les Alpes; après l'opération, ces terres resteront touj ours acides, peu favorables à la végétation des bonnes espèces, et ne produiront naturellement que des carex et des joncs ; pour en faire de bons pâturages, on devra avoir soin de les aérer, et d'y mélanger, si la viabilité le permet sans dépenses exagérées, des phospbates fossiles et des amendements calcaires.
g m. — !Baraques, clialets et fruitières.
Dans les pâturages â moutons, si l'on néglige de répartir méthodiquement le fumier, c'est souvent uniquement faute
1. Rapport aa congres forestier international tenu à Vienne en 1890.
d'abris, qui permettent aux bergers de séjourner au centre de tous les quartiers où le parcage serait nécessaire.
n est donc important d'installer le plus de baraques possible^ à Fusage des pâtres. Mais ces constructions doivent être économiquement faites; on se contentera toujours de pierres sèches, et on les recouvrira en bardeaux ou en lauzes; dans ces conditions, elles ne reviendront pas à plus de 50 ou 100 fr. Tane.
Chaque montagne devra être également pourvue d'une cabane en bois, démontable et transportable, et d'une tente pour permettre à un berger au moins de passer la nuit à côté de son troupeau, quand le pâturage s'exerce à trop grande distance des Baraque de bergen du MtOargM, baraques. àlto»ralgue.(1t.2,000m.).
Les figures 2 et 3 représentent un type de baraque fixe, et un type de baraque en bois transportable.
Tig.%,
« FIg. 8. — Banuine ea boU, démontable. Système usité en Tarentalie.
Dans les pâturages a vaches, les constructions rustiques destinées à l'exploitation prennent le nom de cbalets. Le