P. Demontzey, rapport déjà cité, p. 188 et
toires trop vastes^ conçus sans préoccupation suffisante^ et sans connaissance des besoins pastoraux et vitaux du pays. Il y a des conseils municipaux qui se sont offerts à céder gratuitement à TÉtat, pour le reboisement, toutes les superficies de leurs communaux comprises dans des ravins, y compris des liserés de 10 mètres de chaque côté de ces ravins; en votant cela, ils ne faisaient pas autre chose qu'émettre un vœu en faveur du traitement sur lequel nous insistons, qui consisterait à boiser tout ce qui est mauvais, et à laisser à Fétat de pâtures tout ce qui est bon.
Pour réussir dans cette voie, l'administration forestière aura besoin, avant tout,^ de conquérir la confiance complète des populations alpestres. Elle devra déclarer catégoriquement : l"" qu'elle n'a pas d'autre intention, que de soumettre l'ensemble des pâturages ainsi traités, à l'application de règlements fondés sur Tarticle 12 de la loi du 4 avril 1882; i"" que les petits massifs de bois qu'elle aurait créés, seuls seraient soumis au régime forestier.
Nous n'avons pas à parler des procédés techniques du reboisement, tous complètement détaillés dans l'ouvrage de M. Demontzey. Je tiens cependant à rappeler la plus nouvelle des méthodes, qui ont été employées avec tant de succès aux grandes altitudes, c'est-à-dire en pleine zone pastorale : Des semis très drus, sur des aires légèrement gazonnées, servent de pépinières, et fournissent des myriades de plants; on les transplante tous en mottes ; on emploie, au bout de 4 ou 5 ans, ceux destinés à occuper les plat-eaux et les pentes d'inclinaison faible; et l'on attend jusqu'à? ou 8 ans pour ceux à introduire dans les berges et dans les clappes, où des plants plus jeunes risqueraient d'être anéantis par les pierres qu'entraînent la fonte des neiges ou les orages à grêle K