‹ Les Alpes françaisesChapitre 80 sur 212 · APPLICATION DE LA LOI · texte numérisé non relu

APPLICATION DE LA LOI

^ 1". — La surveillance.

Les meilleures intentions ont présidé à la rédaction des règlements écrits que nous avons analysés dans le premier Livre; m*ais le zèle des administrateurs communaux les plus dévoués n'a jamais suffi pour les faire exécuter, avec le seul concours des gardes champêtres, agents si faiblement rémunérés, dans les Alpes comme partout. La loi nouvelle prête le concours des gardes forestiers; elle répond, par là même, à un besoin absolu. Mais on s'exagère les difficultés de cette tâche nouvelle pour nos préposés. Il n'est pas rare d'entendre dire : c: Cette loi est d'application impossible, à moins que l'on n'augmente considérablement le nombre des gardes dans les pays de montagne. Alors, quelle dépense I » Cette manière de voir est inexacte ; la surveillance des pâturages est chose relativement très facile et sans comparaison possible avec celle des forêts. Les bois sont tous les jours exposés à de nouvelles attaques de la part des délinquants; il n'en est pas de même des pâturages. A jour fixe, lebétail quitte ses quartiers d'hiver, et s'installe dans la montagne. Une transhumance générale de vallée à vallée, de commune à commune, ou simplement des villages vers les sommets environnants, a lieu, mais ensuite les troupeaux ne bougent plus. Quelques jours

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