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I (.'P MiidiT s;i i.iniillc dans Irs (•!i\ii"i»ns i\v I ille ; «Icpiii.s. I «n n'axail pliis rien sii...
La j^iKTiX' hnir. \<nis n'axcv. pas essayé (le la rrtmiivcr ?
\ (|U(»i i)(>n ? jetais alors à Ivtiiic. où je fais.'iis (les reelierelies pour mon xoiiime. Depuis loni^lenips. i\u reste, elle a\ait du ni'ouhlier. l*'n (juatre années. (|ue d'événements ! ( )ui sait ee (pielle était devenue pendant roeeui)ation allemande ? VA puis, était-il sai^e de ehereher à renouer une idylle (jui n"a\ait été (|u'un caprice d'étudiant ? Il poursuivit d'une voix i)lus rude :
— Pendant les longues heures dans les tranchées, pendant les heures i)lus longues encore de l'hôpital, j'ai eu le temps de réHéchir et j'ai compris (pie l'amour est une chose grave, plus gra\e ([ue l'on ne croit cpiand on a vingt ans. Je me suis bien l)romis de ne plus donner mon cceur à la légère, de ne plus l'ouvrir cpie pour une \érital)le et ])rofonde passion. Je veux un amour fort comme la mort.
La voiture, arrivée au bas du coteau, traversait le 1 ihre sur un vieux pont en dos d'âne, dont pas une pierre n'axait bougé dej)uis les Romains. La nature plus riante ressemblait à un vaste jardin.
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1 -OS mûriers, les \ igncs, les blés et les mais se partageaient les cham])s. Les fermes disparaissaient à moitié sous les \ergers et les tonnelles. On sentait tjue la vie était partout facile ; et Thorizon, barré par d'harmonieuses collines, inclinait l'âme à la sérénité. Les propos de Georges prenaient je ne sais quelle âpreté au milieu de tant de douceur ; Hélène en était toute troublée.
Pendant un nouveau silence, il examina sa voisine à la dérobée. Les yeux à moitié fermés, elle semblait regarder en dedans d'elle-même. Une émotion profonde l'étreignait qu'elle s'efforçait vainement de dominer. Il pensa qu'il avait été peut-être maladroit et crut nécessaire d'effacer l'impression produite.
— Je vous en prie, oubliez ce que je viens de dire...
Il ne se doutait pas que, du trouble qui bouleversait Hélène et qui venait, en effet, des paroles ({u'il a\ait prononcées, naissaient une sympathie plus ardente, une attraction irrésistible. Elle était de ces amoureuses qui, voulant être aimées passionnément, vont d'instinct à celui qui sera leur maître et non à celui qui pourrait être leur esclave. Au moment
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Quelle douceur ce doit être de passer ses jours dans un cloître... (page 33).
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précis où (icorj^cs sexcusaii cl croyait l'avoir
Iu'iuUh'. flK" quoiuail pliis t'ortmicnl (juc jamais le (Icsir (k' s'aband" •inuT a lui. dappiiycr la tctc sur son épaule...
1 .a \(»iiiirc s'anrt.i (lc\anl Saiiile-Marie-des- .\n^cs. vaste, laide cl froide église mcKlerne, élevée . sur reini)lacenient de la misérable cabane de branchages cl de chaume < »ù niourul saint l'Vançois. Ils visitèrent le petit jardin clos où fleurissent les fameuses r<>*^cs sans épines. Un frère en cueillit (iuelc|ues-unes p(»ur Mine l'Ontenc}'.
— X'oilà. dit-elle, le symbole de l'amour divin... Lui, au moins, ne tromi)e jamais et ne fait i)<)int s<niffrir.
Ht elle lui raconta le i)rojet qu'elle avait eu d'entrer au couvent.
— \'ous. au couvent !
— Pourquoi pas ? J'ai l'âme très religieuse, mais je ne me suis pas encore sentie en état de grâce... Ki pourtant, (luelle douceur ce doit être de passer ses jours dans un cloitre. loin du monde.... C'est là qu'est le vrai bonheur.
— Allons donc ! Le bonheur n'est (ju'en vous. X'ous êtes faite p<>ur vivre et pour aimer... Xe sen-
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tez-vous pas ici connue une atmosphère de mort ? Marchons \ers hi himière...
Comme ils sortaient de l'éghse, une vendeuse de tieurs s'approcha d'eux.
— A mon tour, dit-il, de vous offrir des tieurs. Toujours celles-ci servirent aux déclarations. Elles traduisent le désir et TennoMissent. Je me rappelle avoir vu, dans la Maison Carrée de Nîmes, un basrelief qui devait servir d'enseigne à une boutique de fleuriste et portait cette délicieuse inscription : Non vendu ni anianfibus coronas, je ne vends mes bouquets qu'aux amoureux...
Il choisit les roses les plus rouges, des roses pourpres, couleur de sang, et les lui tendit.
— Que ces fleurs vous disent la violence de mes sentiments !
Elle respira les roses.
— Ah ! dit-elle, que leur senteur est forte !
— Oui, leur parfum est enivrant. Leurs épines sont nombreuses et acérées. Elles blessent, torturent, font payer parfois chèrement leurs joies. Elles sont le symbole de l'amour humain. C'est lui seul pourtant qui donne du prix à la vie...
La voiture gravissait lentement les lacets qui