‹ Les amants enchaînés. Illus. de MayoChapitre 18 sur 29 · I.K DRAMi: lOI · texte numérisé non relu

I.K DRAMi: lOI

— rcnt itri" l\'tt's-\ ( nis nioin^...

— Moi :•'

— - ( )ni... mais ]v \(»ns prie. ass<.'\('/-\ < mis là. prc^ (K- niMi... cl parl<»iis traii(|nilU'nu'iU...

l'.lU' n'osait plus ahorder \v .sujet. I)('\aiit cet homme ([n'clU' aimait rt (|u'c'lk' allait pcrrlrc. clic luttait pour garder son san^-l'roid. l'Jlc se rai)j)cla la t'cintc imai^^inéc ])our ne ])as lui ré\élcr brutalement les tait s et savoir mieux l'entière»' xérité.

— je \ais \(>us (lire eomment... les choses... se sont passées.

— Quelles choses ?"

— Des choses... (|ue j'ai rê\ ces.

— Rêvées ?

— Oui.

— Mais c'est fou !

— Non, mon ami... ce fut un son^e douloureux.

— Si douloureux (ju'il soit, on ne Ixnileverse'pas deux existences ])our un son<;e...

f^lle .secoua la tête lentement et (ht d'une* v<jix o^rave :

— 11 V en a p<»urtaiu (|ui ne sont pas comme les autres. i)arce ([u'uu les sent lourds de réalité.

\02 l.KS AMANTS ENCHAINES

11 cul un inouNciiKMU irinipatience.

— \ o\ons...

— X'oici. mon ami...

Va, s'effori^ant de parler doucement, comme pour atténuer le choc, a\ec des hésitations entre chaque mot. elle demanda :

— Mais, avant, dites-moi quelles furent au juste vos relations avec Mlle Lucile Deray...

Il se dressa.

— Lucile Deray ?

— Oui.

— \'ous a\'ez rêvé de Lucile Deray ?

— Pourquoi pas ?

— Mais vous ne la connaissez pas...

— C^n fait souvent, en songe, de bien étranges rencontres.

— Etranges, en effet... Et que vous a dit Lucile Deray ?

— Vous allez le savoir.

Elle le fit asseoir de nouveau près d'elle et lui demanda, de la même voix douce et grave :

— Dans quelles conditions avez-vous connu et quitté cette jeune fille ?

— Vous le savez, Hélène ; je ne vous ai rien

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