I.KS AM.W IS KN CHAI NÉS
amant... Se.s vôtenieiils demi-deuil semblaient indiquer, on tout cas, ([ue la i)erte n'était pas très récente. Pourquoi ne serait-elle pas l'héroïne du grand amour qu'il attendait ? Certes, son air grave et son regard tranquille indiquaient plutôt une nature calme et maîtresse d'elle-même. Mais il sa\ ait que les femmes passionnées ne sont pas toujours celles qui le paraissent le plus ; concentrées en elles-mêmes et tendues vers un seul but, elles peuvent rester insoupçonnées de la foule, non du psychologue qu'il se flattait d'être... Le plus urgent était de ne pas perdre le contact, de la rencontrer et de lui parler souvent, pour pénétrer peu à peu dans son intirnité. Avant tout, il fallait lui faire connaître les sentiments qu'elle lui avait inspirés. Il chercha différentes combinaisons, pensa à organiser une excursion. Tout à coup, il eut une idée et, joyeusement, se frotta les mains, répétant :
— Oui, c'est cela, c'est cela...
Il marcha un moment de long en large à travers la pièce ; puis, au lieu de faire la sieste habituelle, il s'assit à sa table de travail, en face du petit br(jnze qu'il avait rapporté de Rome. C'était une reproduction de VEros du Capitole qui tend son arc