‹ Les amen de Monsabré [microforme]Chapitre 3 sur 12 · NT · texte numérisé non relu

NT

‘ pu perdre, dans la gloire, le malheur d'être “ grandement contrefait, lui dit ingénieuse- “ ment : —Le point d'interrogation est une “ petite chose qui fait des questions.”

Ainsi en est-il de l'Amwen.

Petite chose, en apparence, mais en réalité pleine de conséquences : 1l donne la réponse à toutes les questions ; et celui qui le prononce avec respect et conviction résume tout ce que Dieu demande de lui.

Le célèbre Monsabré ne peut descendre de la chaire de Notre-Dame, sans accorder à l'emsen toute l'attention quil mérite. Après avoir parcouru pendant dix-sept ans devant un auditoire de plus en plus avide de sa parole, tous Îles articles du symbole de notre foi, il s'arrête devant ce mot qui résume à ses yeux toutes les vérités qu'il a si brillamment défendues, et il s'écrie :

“ Lorsque je vous ai introduits dans le

“ divin monument de la vérité qu'on appelle

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le symbole de la foi chrétienne, le dogme catholique, nous en avons admiré l'ensemble, De cette vue générale, vous avez reçu une impression de respect qui, pen dant 17 ans a soutenu votre religieuse attention dans l'étude des détails du sublime édifice de la parole de Dieu.

Faisons aujourd'hui comme Îles visiteurs ravis qui, après avoir parcouru le temple auguste où nous sommes assemblés, se recueuillent encore une fois sur le seuil et résument, dans un profond et dernier regard, toutes leurs impressions, et pré-

parons-nous à ce cri suprème de l'âme

‘ vaincue par la splendeur et la force de

la vérité: Amen ! "Ces vérités, lumineuse manifestation de la science divine. dominent tout, pénètrent tout, attirent tout à elles, donnent à tout ce qui reçoit leurempreinte, un caractère de grandeur

et de perfection qu'on ne peut obtenir de

“Ja nature. Tout doit chercher en elles sa “consommation, tout doit leur dire:

Anen ! — Amen de l'intelligence, amer du “ sens religieux, azex du sens esthétique.

amen de la vie morale, amen de la vie ‘“ sociale, amten de l'histoire humaine.” Tel est le plan embrassé, poursuivi et admirablement rempli par l'illustre conférencier dans ses six dernières conférences.

Ce qui frappe le plus, Messieurs, dans ces pages que Je vais essayer de vous faire apprécier davantage, c'est cet ensemble de vues d'une exacte et sûre pénétration qui place l'orateur sacré comme à genoux devant l’impérissable monument de notre foi, lui en fait énumérer les beautés en un féérique panorama, communique à son auditoire émerveillé, la pure et sincère exclamation de son âme sacrée: Amen ! c'est bien fait!...,.,,,. oui, réellement l'édifice

est somptueux, divin!,,. Le dogme catho-

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lique en est la base, l'adhésion de l'intelligence, bénie par Dieu dans sa foi. devient le foyer radieux qui illuminera son enceinte. Il y a dans ce palais habité par la Divinité, tant de pureté, tant d'enivrement, tant de transports sacrés, que la beauté la plus limpide y brille, l'harmonie y fait vibrer sa harpe d’or et l'inspiration y étale ses modes variés de séduction sainte. Quand une fois on y a pénétré, l'âme saisie d'admiration se sent plongée dans cette atmosphère qui lui convient, y refait ses forces avec les milhons de forts qui communient avec elle, rentre dans la société pour y perpétuer la vie qu'elle y a puisée, ajoutant ensuite, page à page à l'histoire de son existence jusqu'à l'amen de l'éternité.

“Le dogme catholique, dit l’orateur, ‘“ prévient les recherches de l'intelligence “ humaine et l'affermit dans la possession

des vérités fondamentales dont elle ne

l4 LES AMEN

“ peut se passer et qu'elle peut connaître

“ par ses propres forces. Le dogme ca-

‘ tholique grandit l'intelligence humaine, ‘en la transportant dans les régions supé- “rieures d’ i essible à la na-

rieures d'une science inaccessible à la na

“ture. Prévenue, affermie, grandie par le

‘ dogme catholique, l'intelligence humaine

‘lui doit un assentiment, un awex qu'elle ‘ne peut lui refuser sans s’'amoindrir et ‘“ sans déchoir.”

L'homme ouvrant les yeux à la lumière de la raison, considérant tout ce qui l'environne, pesant ses tendances, se sentant dominer par des inclinations, entraîner par les objets qui le captivent doit nécessairement se faire des questions. La matière ne lui fournira pas de réponse satisfaisante ; et son âme ne trouvera pas en elle-même un fonds inné de solutions aux grands problèmes qui l'embarrassent. Ilse demande :

Quelle est mon origine ? Que suis-je ? Quel

est le but de mon existence? Plus il avancera en âge, plus la difficulté à répondre à ces questions croîtra; er si son esprit se borne à observer seulement la terre, 1l saveuglera de plus en plus en dépit des flots de lumières jaillissant sur sa tête. Le dogme catholique vient ; il aide, il illumine, rassure, console et sauvegarde. Si un auteur célèbre a pu désigner notre sainte Eglise comme la meilleure école de respect qui soit au monde, ne peut-on pas ajouter, que c'est la plus merveilleuse institution de bon

sens qui existe ? Sortez de ses rangs, —vous

le pouvez, sans doute, —observez, et soyez sincères : vous verrez les sottes réponses qu'on vous donnera à toutes les questions qui, dans notre sens, se trouvent si heureusement élucidées. Que de beaux esprits.

naguère l'admiration de tous, et aujourd'hui relégués dans l'ombre et abandonnés

de leurs meilleurs amis ! C’est le balancier

de la fable quiles gênait ; ils l'ont rejeté :

ee Aussitôt fait que dit.

Le balancier jeté, notre étourdi chancèle ;

Il se cassa le nez et tout le monde en rit,

Ce qu'il y a de beau, Messieurs, cest que ce procédé divin peut tout résoudre, s'adapte à toutes les intelligences, illuinine les plus beaux comme les plus faibles esprits.

[Ty a un petit livre, dit Jouffroy, qu'on

fait apprendre aux enfants, et sur lequel on les interroge à l'église; lisez ce petit livre, vous y trouverez la solution de toutes les questions posées par la philosophie, de toutes sans exception. Demandez au jeune chrétien d'où vient l'espèce humaine ? Où elle va ? Comment elle va? Demandez à cet enfant pourquoi il est ici-bas et ce qu'il deviendra

après sa mort ? Comment le monde aété

En

créé et à quelle fin ? Comment la terre à été peuplée ? ., Origine de l'homme, orivine de l'espèce, question des races, destinée de l'homme en cette vie eten l'autre, rapports de l'homme avec Dieu, devoirs de l'homme envers ses semblables, cet enfant n'ignore rien de tout cela. Voilà

ce que j'appelle une grande doctrine ;

“Je la reconnais à ce signe, qu'elle ne

laisse sans solution aucune des questions qui intéressent l'humanité.”

“ Mais, dit Monsabré, c'est un grand bienfait pour nous, Messieurs, d'être mis en possession et affermis dans la connaissance des vérités premières dont nous ne pouvons pas nous passer, par la voie courte et directe d'une affirmation divine à laquelle nous devons notre assentiment.

À ce bienfait se joint l'inestimable honneur d'être transportés, par le dowme

catholique, dans les régions supérieures

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