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“les choses sont belles, et sans laquelle “rien de beau ni dans la nature, ni dans ‘“ l'art ne saurait exister.”
Je dépasserais, Messieurs, les limites que je dois m'assigner, ce soir, en entrant dans tous les détails d'analyse. [1 faut nécessairement me borner à certains passages plus frappants : “ Le Christ est beau aux yeux ‘“ qui le contemplent comme à l'esprit qui “Je médite. I] se montre, c'est la divine “ beauté qui nous apparaît : il habite parmi “ nous, c'est la divine beauté qui s'est faite
“ notre hôte: il parle, c'est la divine beauté
‘ qui nous instruit, nous apprend les secrets
La
‘ du ciel et reluit en sa sublime et profonde
‘ parole. Il commande à la nature et fait “ des miracles, c'est la divine beauté, prin- “ cipe et type de tous les êtres, de leurs “ formes et de leurs lois, qui prouve à la ‘ fois sa présence et son souverain pouvoir,
‘ [1 pleure, c'est la divine beauté qui s'at-
ou Ù 0 ln MU ICT EN ORNE
tendrit sur nos misères avant de les guérir : il nous aime, il nous accable de bienfaits, il se livre à la justice du ciel, il souffre, il meurt pour nous, c'est la divine beauté qui veut nous ravir par le plus crand charme de l'amour, le sacrifice. Il triomphe de la mort, c'est la divine beauté qui nous montre le chemin de gloire que nous prendrons un jour pour aller la rejoindre au lieu d'où elle est descendue.
Oh ! oui, Jésus était beau aux yeux de ceux qui eurent le bonheur de le contempler et de chanter Zosanna sur son pas-
SAS. ces
Suit l'entrainante description de la copie
la plus parfaite de la beauté divine qui
apparaît sur la terre; permettez que je
mette sous vos yeux ce tableau de la
Vierge. Il ne peut que réjouir les cœurs des habitants de Ville-Marie :
“ C'est une femme, semblable par la
nature à toutes les filles de l'homme, mais douée de grâces si extraordinaires et de privilèges si admirables qu'elle efface par sa beauté naturelle toutes les beautés de la nature. Jamais aucune souillure n'a Hétri ni son corps ni son âme sainte. Elle est pure, de la plus grande pureté qui se puisse concevoir après celle de Dieu.
KRéparée par une grâce sans exemple, elle
‘ unit en sa personne deux honneurs incon-
ciliables, la virginité et la maternité. Contrairement à la loi, l'honneur maternel ne détruit point en elle l'intégrité virginale ; et l'intégrité virginale rehausse l'honneur maternel d'un éclat que lui refuse la nature. Elle est mère d'autant plus admirable qu'elle est vierge, et vierge d'autant plus étonnante qu'elle est mère.”
Passant de ce type original à d'autres
secondaires, l'orateur sacré s'arrête devant
la figure des saints.
Les saints ont trouvé le moyen efficace de leur assimilation à la ravissante beauté divine, dans la Sainte-Eucharistie qui en est le foyer. L'institution eucharistique fait descendre le ciel sur la terre, et devient si chère aux adorations humaines que les basiliques, les cathédrales, les temples survissent de tous côtés, élevant leurs majestueuses proportions vers la nue, symbolisant les mystères les plus profonds et attirant l'admiration des plus fiers impies. Le silence de leurs enceintes sacrées comme les chants qui y résonnent, les fresques qui les décorent comme les marbres qui y siègent, Îles dorures et les parements qui y scintillent, tout célèbre, proclame la majesté, la sainteté de l'Etre des êtres, et son in-
comparable beauté.
À toutes les questions primordiales même secondaires que lintelligence humaine doit et peut se poser, le dogme catholique apporte une réponse satisfaisante en tous points ; ét si parfois la raison vient se heurter contre le mystère, elle reconnait en cela la limite qui lui est imposée et qu'elle ne peut franchir, sans se rendre coupable de lorgucilleuse prétention de porter atteinte à Féminence de Dieu.
Sortie des mains divines, elle est portée instinctivement vers lui: de là cette forme religieuse qui lui apparaît comme toute naturelle et que le dogme catholique revêt d'une pureté e. d’une inviolabilité qui défent les plus terribles obstacles. Présenté
au monde avec ses signes et ses garanties,
le dogme catholique obtient à travers tous
les temps l'adhésion des âmes sincères :
c'est l'emen de l'intelligence. Il nourrit et satisfait les aspirations de tous les cœurs en leur donnant un mode de commerce certain et des plus consolants avec la Divinité: c'est l'eex du sens religieux. Mais il faut aussi un élément à cette autre tendance de l'homme qui l'élève si haut audessus de terre, qui satisfait son admiration et sème la joie dans sa vie : c’est l'azen du sens esthétique.
L'homme, Messieurs, ne doit pas être simplement un croyant, un admirateur de la divinité, il lui faut retracer dans les détails de sa vie ce qu'il croît et ce qu'il admire ; de là la nécessité de bien diriger le sens moral au moyen de cette étonnante faculté qu'il possède de vouloir faire le bien et de le faire librement. Ici, le dogme
catholique viendra à son aide plus sûre-
ment que toute autre croyance, et, après avoir jeté un regard sur tout ce qui l'environne, choisissant librement, il agira noblement, et sa vie tout entière redira son amen de foi pratique et d'adhésion constante à la volonté divine.
Le dogme catholique établit mieux que toute autre doctrine les solides fondements de la vie morale. *‘ Il nous enseigne, dit ‘“ Mont abré, comme vérité première, l'exis- “ tence d’uu Dieu Créateur et Providence “ de tous les êtres. L'acte généreux et libre “ par lequel il produit lui donne sur les “ fruits de sa paternité tous les droits d’un ‘“ maître absolu Il les tient sous sa souve-
raine dépendance, donne à chacun sa me-
LS
‘ sure d’être et de perfectior, et à tous la “règle de leurs actes et de leurs rapports.
“ Cette règle c'est la loi : loi éternelle, ‘“immuable et sainte, ordonnant tout en
‘“ lui-même avant de descendre aux rivages
“de la création. …. Et l'on voudrait que “l'homme fut soustrait À toute loi divine.
‘ Cela ne peut pas être, Messieurs. Par-
‘ticipant mieux que toutes les créatures
à la nature de Dieu, l'homme doit, mieux
que toutes les créatures, reproduire les ‘ mœurs et les perfections de son auteur, et il ne le peut qu'en recevant pour règle “de sa vie morale, comme de sa vie intellectuelle, la loi divine d’une manière plus ‘“ excellente : Ainsi parle saint Thomas.” Et quelle est, Messieurs, cette manicre plus excellente de recevoir la loi divine ?
— c'est de chercher à la connaître et à l’accomplir librement. Pour cela chacun possède un tribunal qui est la conscience.
“ La conscience ! voilà, dit Monsabré, la ‘“ première loi de Dieu, promulguée par le ‘* fait même de son insertion au livre incor- “ ruptible de notre âme.”
Les rationalistes, Messieurs, prétendent
DE MONSABREÉ 15
que cette loi suffit, Sans aucun doute, ce serait assez, sil ny avait aucun danger, aucune influence extérieure, aucune tendance malheureuse pour la pervertir. Le dogme catholique vient aider sa faiblesse,
augmenter sa force. Il met devant nos
g yeux ce qu'il faut faire, ce qu'il faut éviter, Ici, se trouve une admirable page que je ne puis passer sous silence.
“ C'était au désert : le peuple hébreu ‘attendait impatiemment Moïse que le
Ge
dait, les éclairs fendaient la nuit : ombre,
gneur avait appelé ; le tonnerre gron- “le Sinai abreuvé de gloire chancelait “ comme un homme ivre, les échos de la “ solitude étaient pleins de bruits mysté- “ rieux, et la plume ardente des chérubins ‘“ traçait sur des tables de pierre les com- “ mandements de Jéhovah. Ces commande-
‘“ ments étaient un tableau où la conscience
LS
‘pouvait se lire tout entière. Adorer
“ Dieu,n'avoir point d'autre maître suprême
“ que lui, l'aimer, respecter son nom sacré,
Ca
s'appliquer au culte de sa majesté sainte, ‘ honorer les chefs de famiile, être juste et ‘“ chaste en ses actions et ses désirs, véri- ‘“ dique en ses paroles, —la conscience avait ‘“ dit toutes ces choses ; mais il importait “ que, troublée par les sens et les passions, “ elle les entendît venir du dehors, afin de “ prévenir le mortel assoupissement qui ‘“ menaçait le genre humain.
“ Mais cette manifestation sublime, était “pourtant insuffisante, puisqu'elle n’attei- ‘“ gnait qu'un peuple privilégié. Le dogme “ catholique nous montre non plus Moïse, “ mais la réalisation du vœu qu'exprimait le “ prophète quand il s'écriait :—"* Etablissez, “ Seigneur, un législateur sur les peuples,
“afin qu'ils sachent qu'ils sont hommes.—
‘ Ce législateur est venu, c’est le Verbe
LS
‘fait chair — dont soit dit en passant —
vous avez salué la naissance, cette année surtout, avec un redoublement de joie et de ferveur, à l'ombre de ces tours majestueuses, dans l'enceinte de ce temple si richement décoré, dont Montréal a lieu d'être fier, et qui, au lieu de vieillir, reçoit chaque année avec ses offices grandioses, ses flots d'harmonie et ses jets féériques de lumières, le gage assuré d'une intarissable jeunesse.
Jésus-Christ vient donc au monde pour guider la conscience humaine, pour la soûutenir dans sa faiblesse par sa loi, et en établir par sa sanction divine la perpétuelle observance. Pour cela les moyens sont légués sûrement ; et, comme il ne s'agit pas pour | homme de se borner à la terre, mais de tendre plus haut, d'atteindre le surnaturel, le règne de la grâce est établi. L’administration du nouveau royaume est confiée
à un corps pur, saint, infaillible, indépen-
dant de l'erreur, pouvant la braver, la terrasser au besoin, Si donc, l’homme dans sa vie agitée se sent faiblir, il n'a qu’à redresser la tête, regarder avec confiance, user des moyens que Dieu lui assure pour refaire ses forces. Il peut se dire en toute sûreté: si je ne fais pas cela, je suis perdu pour toujours, où, si j'agis de telle façon, je me moque de la douleur comme des plaisirs, je passerai à travers la souffrance, la mort même, j'arriverai à la joie éternelle —scio cut credidi, je sais en qui J'ai foi.
Vraiment, s'il n'y a pas là le moyen de devenir meilleur, de panser les plaies de l’âme, de les guérir et de brider les mauvais penchants rouver mieux ?
—Remarquez, M urs, il n'y a pas là une simple question de principes ; il est facile de nous placer en face de faits et même d'en appeler à une expérience personnelle ;
la fontaine de force est sous nos yeux, nous
y avons puisé la vie de nus âmes. La vraie loi nous a été léguée avec les moyens de l'observer, moyens efficaces, à la portée de tous, abordables aux intellisences bornées comme aux talents les plus brillants. Nous navons qu'à ouvrir la première page de l'histoire d’un pays où la civilisation chrétienne a pénétré, et nous verrons sur-lechamp les prodiges qu'ils ont opérés.
“ Pour rendre l’homme humble, chaste, ‘apôtre, frère, dit le grand Lacordaire, la “ doctrine catholique a pris son point “ d'appui en dehors de lui-même, elle l'a “pris en Dieu. C'est au nom de Dieu, “ par la force des rapports qu'ellea créés ‘entre lui et nous, par l'efficacité de ses ‘“ dogmes, de son culte et de ses sacrements, “ qu'elle change en nous ce cadavre rebelle “à la vertu, qu'elle le ranime, le ressuscite, “ le purifie, le transforme, le revêt de la
“gloire du Thabor, et que l'ayant ainsi
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“armé de pied en cap, elle le jette comme “un homme nouveau dans la mêlée du “ monde, faible encore par 5a nature, mais “ fortifié par Dieu vers qui mont- son in-
“ cessante inspiration.”
Le dogme catholique obtient de l'intelligence la plus parfaite adhésion, de l'âme l'admiration, du cœur l'amour et la générosité, non pas seulement dans une certaine mesure, mais même poussés jusqu'à l'héroïsme. L'awen de ses ñdèles adhérents est donc complet, c'est dire par là même l'influence salutaire exercée sur toute la société. Ainsi en face des bienfaits innombrables qui découlent pour elle de l'accomplissement de la loi chrétienne, l'orateur de Notre-Dame veut en étudier les obliga-
tions. La société est un corps composé
en
d'organes nombreux et distincts ; pour que le bonheur, la paix et la prospérité y règnent, 1l faut l'accomplissement de deux grands devoirs :--le respect et l'amour—et pour ceux qui commandent et pour ceux qui obéissent. Or, le dogme catholique est par excellence la doctrine du respect et de l'amour. donc les sociétés doivent lui accorder avec empressement l'arez de leur acquiescement, afin de participer aux avantages inestimables quil apporte à l'humanité. Mais, Messieurs, le respect et l'amour ne s'accordent pas sans raisons. Ce sont des sentiments trop nobles, trop profonds pour ne pas être motivés : “ C'est à la tête “ de la société, c'est-à-dire, au pouvoir qui “ œouverne, dit Monsabré, qu'est dû le pre-
“ mier hommage du respect ; et vous com-
“ prenez tout de suite que cet hommage
‘est en raison de l'idée que nous avons de
“ Ja dignité de ce pouvoir.”
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Le dogme catholique nous met devant les yeux l’origine, et partant ce qui fait la force et ce qui assure le légitime fonctionnement du pouvoir, Toujours Dieu en tête de tout, toujours le foyer des vraies lumières et des saintes inspirations en tout. Le divin soleil de justice lance un de ses rayons sur le front de celui qui est appelé à gouverner, ce n'est pas d'en bas qu'il reçoit le pouvoir, c'est de Dieu de qui vient toute puissance : c'est comme un épanouissement de la grâce divine qui jette sur des épaules humaines le manteau de la vraie royauté.
À cette vue les croyants courbent le front, se soumettent, respectent le sceptre comme les édits qu'il confirme ; et de même qu'en vue des types divins et des représentations religieuses, ils chantent l'awex du cantique de louange et du ravissement, de même devant la figure auguste de celui qui com-
mande au nom de Dieu, ils volent, ils cou:
rent, ils combattent etils s'estiment heureux de mourir. Je ne m'inspire pas ici, Messieurs, simplement des idées qui ont heureusement prévalu, en certains temps, en certains lieux ; je n'examine pas les personnes, je ne pèse pas même leurs actes, mais je dis que la religion qui m'a accueilli en naissant, qui secourt nos faiblesses et qui a droit à notre suprème soumission, nous montre sur un trône quelque chose de plus que de l'or et de la pourpre. C'est Dieu qui fait les grands, cest Dieu qui les ennoblit, et c’est pour cela qu'il faut respecter, aimer et servir celui qui commande en son nom.— ‘ Croyez, dit Monsabré, qu'une nation peut se choisir des chefs, quand Dieu ne lui en donne pas ; qu'elle peut déterminer la forme et les conditions d'un gouvernement. Appelez cela, si vous le voulez, la souveraineté nationale. Mais, sans préjudice de cette souveraineté
nationale, on doit dire avec un savant ju-
riste : “ L'opération sociale a son principe dans l'autorité ; ” et, avec le docte Bellarmin: “le pouvoir vient radicalement de Dieu seul ; car, étant annexé à la nature de l'homme, il procède de celui qui a fait la nature de l'homme. Le droit de nature étant droit divin, 1l faut conclure que le pouvoir est introduit dans l'humanité par droit divin.”
Avec cette notion maintenue chez un peuple, il nous est facile d'en toucher les résultats chez celui qui commande comme chez ceux qui obéissent, non seulement dans les rapports des organes du corps avec la tête, mais aussi des sujets entre eux. Le respect devient le modèle de tous : c'est comme une sève douce et forte qui circule dans toutes les artères du grand arbre social, qui le nourrit et perpétue sa vigueur. Mais, dit-on, la société offre des inégalités ;
ne vaudrait il pas mieux tout aplanir et pré-
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senter un niveau parfait, sans distinction ?
Que de gens de nos jours prétendent qu'on y gagnerait énormément |! Comme c'est facile à dire, Messieurs, et combien il est aisé de voir que ces prétendus niveleurs de l'état social font comme l'artisan qui se place généralement à bonne hauteur pour façonner la pièce de bois qu'il travaille ! II reste des morceaux, qu'en feront-ils ? Pensez-vous que ce sera pour donner du pain, des habits à ceux qui pour le moment les applaudissent ? vous ne le croyez pas ; moi non plus. Il vaut mieux dire avec Monsabré : “ Impossible de supprimer ces iné- “ valités et ces contrastes : ils sont dus à des “ causes indestructibles qui persistent comme le monde et se renouvellent comme les consrévations. Les forces de la nature, le talent, le caractère, le tempé-
rament, les passions, et par dessus tout la
liberté humaine combinée avec les autres
si
énergies de l'âme et mise en présence des
influences extérieures, n'est-ce pas assez pour faire qu'il y ait dans une société des vrands et des petits, des puissants et des faibles, des glorieux et des obscurs, des riches et des pauvres? Ces inévalités et ces contrastes entrent dans l'arrangement des choses, dans l’ordre universel voulu de Dieu et maintenu par la Providence.
Nous ne supprimerons pas, Messieurs, les inévalités et les contrastes sociaux, mais il est un moyen de les tempérer, de les
rendre supportables, de les faire concourir
‘à l'unité et à la beauté de l'ordre voulu
par la Providence ; ce moyen c'est la cir-
culation du respect dans la vie sociale.”
Le respect n'est pas suffisant. Îl est vrai
qu'une fois le principe de l'autorité admis,
popularisé il en résulte tant de bien-être,
tant de confort, qu'on arrive à développer
l'attachement ; mais le dogme catholique
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veut aller plus loin, et c'est ce qui fait dire à
l'orateur de Notre-Dame : * La charité ne
un -
Pa
En =
CS
germe, ne s'épanouit et ne fructihie que
* dans le rayonnement des vérités sublimes
que nous révèle le dogme catholique. Il nous en montre le type éternel dans la vie divine elle-même, le lécislateur et le modèle dans notre propre nature, la source et le but surnaturel, et nous provoque
ainsi à des œuvres d'amour et de dévoue-
‘ment qui comblent les vides, suppriment
les distances, atténuent la rudesse des contrastes de la vie commune et font concourir toutes les saintes énergies au rapprochement, à la fusion intime et cordiale de tous les membres du corps social.”
Mais, me direz-vous, est-ce bien possible ?
Oui, quand on le veut; mais quand on ne
cherche qu'à monter aux dépens des autres,
quand on veut s'arroger le droit de tout
saper, de tout détruire, quand on entend
My