‹ Les amen de Monsabré [microforme]Chapitre 9 sur 12 · DS LES AMEN · texte numérisé non relu

DS LES AMEN

l'ordre social de telle façon que personne ne soit maître de son champ, ni de son avoir, fruit de ses sueurs, ni même de sa personne, tout cela au nom de la liberté, de la fraternité, au l'eu d'avoir le respect, l'amour, -—-on sème partout les haines, les désolations et la révolte. ‘“* Aussi, dit Monsabré, n'est-ce “ pas sur la nature qu'il faut compter pour “ nous aimer les uns les autres, comme le * Christ nous a aimés, mais sur la grâce “ dont le dogme catholique nous montre les

“ divines sources.”

Nous venons de voir successivement, Messieurs, que le grand orateur de Notre- Dame a mis le dogme catholique en rapport avec les besoins de l'intelligence, avec les aspirations du sens religieux qu'il satisfait,

avec le sens esthétique qu’il rehausse, avec

la vie morale qu'il dirige aussi haut qu’elle peut monter, avec la vie sociale dont il assure le bonheur et la paix par le respect et l'amour. Il ne restait plus qu'à ouvrir les pages de l'histoire et à constater quel rôle ce fameux dogme catholique a réellement Joué afin d'obtenir un dernier acquiescement, l'avez de l'approbation des siècles, du fait accompli. Ce sujet a recueilli les derniers accents de l'illustre conférencier.

‘“ Dans cette lumière vivante, dit-il, que “ projette notre divine doctrine sur les ‘“ temps anciens et nouveaux, parcourons ‘“ rapidement l'histoire de l'humanité et de- “ mandons-lui son aren.”

Plus l'esprit cherche à sonder la profondeur des temps reculés, plus il s'égare quand il ne suit pas les données du dogme catholique. On a cherché de toutes manières à amener un conflit entre sa do:trine et les

découvertes de la science moderne: mais

si l'on veut être de bonne foi, on verra qu'on n'a pas réussi.—"* Nous avons contrôlé, dit le savant abbé Visouroux, au moyen des monuments authentiques des bords de l'Euphrate et du Tigre, ainsi que des monuments des bords du Nil, tous les détails que nous lisons dans nos saints Livres, même les plus minutieux, ceux qui ne sont donnés qu'en passant sous forme d’allusion, et pour ainsi dire, sans que l’auteur lui-même s’en soit aperçu, et toutes les fois que le contrôle a été possible, l'assyriologie et l'égyptologie nous ont répondu :

La Bible a dit la vérité. Notre-Seigneur Jésus-Christ nous l'avait promis : Si les hommes se taisent, les pierres prendront une voix et réclameront en faveur de la vérité. Qu'il en soit béni à jamais.”

L'orateur de Notre-Dame part du principe que toute l'histoire humaine est dans

l'ineffable mystère de l'incarnation, s’apÿ (|

DE MONSABRE Gl

puyant sur les paroles de St-Paul : “le Verbe, image du Dieu invisible est, selon les desseins éternels, le premier né de toute créature parce qu'en son incarnation la sagesse divine voit l'unité de tous. À ce titre, il lui appartient d’être le fondement même de l'univers. Dans le ciel et sur la terre, les choses visibles et invisibles, les principautés etles puissances, tout est établi sur lui. Tout est créé par lui, tout s'appuie, tout repose sur lui, tout se tient en lui, parce qu'il a plû à Dieu de lui donner toute plénitude.”

Voilà donc Jésus-Christ sur qui tout repose, vers quitout converge, et dont la venue promise et attendue éclaire tous les siècles, d'une lumière qu'aucune impiété n'a jamais pu amoindrir.

“ Cette humanité, dit Monsabré, c'est Jésus-Christ qui l'a créée, non pas rudimentaire et sauvage, mais belle, innocente, pure,

heureuse, à l'image et à la ressemblance de

son auteur, ouverte par l'intelligence aux iluminations de la sagesse divine, maîtresse par sa volonté de tous les appétits, remplie de grâce, faisant admirer dans la virginale

beauté de son corps, le double épanouisse-

ment de la vie divine et d'une nature parfaite, investie d'un souverain empire sur les créatures qui subissent le charme de sa présence, de son regard, de sa voix, dédoublée en quelque sorte dans un couple ravissant, dont le plus pur et le plus parfait des amours fait l'union d’où doivent sortir d’innombrables générations.”

Ici, l'orateur prévient l'objection qui peut s'élever de l'auditoire au sujet de l'unité de race.

—“ Comment pouvez vous affirmer que cette multitude de peuples, différents de couleur, de physionomie, de langage, puisse descendre de ce même couple adamique

que proclame votre dogme ?”

DE MONSABRE 63

Quelle étrange chose, soit dit en passant, que cet acharnement de certains fameux esprits de vouloir ternir dans sa source, la beauté, la noblesse de notre provenance, et n'offrir en échange que des suppositions ridicules et des systèmes dégradants !

“ Cherchez mieux,dit Monsabré, et en cherchant mieux on découvre que, dans la diversité des types, la nature humaine est partout semblable à elle-même quant à sa conformation générale, ses aptitudes et ses tendances ; que les ressemblances fondamentales, qui indiquent si clairement une seule et même nature dans l'humanité, doivent peser d'un plus grand poids sur nos jugements. que des différences superficielles, infiniment plus nombreuses et plus accusées chez d'autres espèces animales ; que la physionomie et la coloration sont des phénomènes locaux purement accidentels, et à

peu près insignifants pour la détermination

Mk

Page 1