‹ Les Américaines (volume 2)Chapitre 24 sur 28 · IV. i · texte numérisé non relu

IV. i

$ÇfO LES AMERICAINE^,

ne pourra, s'jexercer daos 1? ciel.ppurquoi? Parce que nous verrons là cljufev . ment les choses; que .bous anrç>to£ erues saûs, les comprendre. Au&sUpt. qu'uni chose peut être connue par les i^Wères naturelles)» elle cesse d'être ; l'objet de noire foi, qui est la vçrlu qui fait croire Ce qui! est l«-{iefi&ris de nos;hwnpvefi.. Si donc : l'Evangile à voit celte clai?té;q.ue tés- Messieurs lui supposent, il sufïiroit dkvoiirde la raison pour les croire , et Jésus nous eût dit inutilement que notre salut étoit attaché à la foi.

1 Ladt LOUISE. ' :

4Je copaprends ce qùV vous voulez dire. Seïon vous , c'est a dessein et de propos délibéré que Jésus s'est expliqué d'une manière obscure r]t n'ai riep à dire contre ce qu'il a décidé; cependant cela ' me* parotl bien dur." /> .* * !

MiDEH. BOKNÉ."

Non , Maxlame , cela ne- l'est point :

écoutez ce que j'allois vous dire lorsque j'ai été interrompue. La quatrième vérité que j'ai à vous prouver y c'est que Jésu£ a trouvé un moyen admirable de Ji0u9> empêcher de tombendaos l'erreur^

. "-. lE£ AMERICAINES^ 3QI

moyen aîsa'jatix petits et aux humbles, mojtën qui Eté> pa rdîldur qu'aux superbea et aux orgueilleux. Nourf devcjps êlr$ convaincues dg la fausseté de l'opinion qui donne à chaque homme une lumière particulière et sûre pour trouver le vrai sens de quelnues endroits de l'Ecriture. 1] y ee a d obscurs • cela . est sur , et la

quant mal. Il est pourtant sûr que toute l'Ecriture a été faite pour nous. La sagéssç.de Dieu a trouvé, comme je vous J|ai.,dit, un moyen infaillible de lever tputejs ces (difficultés * et qui nous rend inexcusables si nous persévérons dans î'erreur. Jésus a confié son infaillibilité aux apôtres et, à leurs successeurs; ce $ont epx qui composent cette église enseignante, avec laquelle il restera jusqu'à la consommation des siècles.

, ' ■ : JLadt LOUISE. '

. ^lais , ma Bqnr*ç , je vous l'ai déjà dit , je crois que lés successeurs des apôtres sont des hommes^ il répugne a ma raison de \ék croire. infaillibles.

Madem. BONNE.

Si Jésus a promis l'infaillibilité a ces

hommes , votre raison - doit vous apprend re quHl a pu la leur donner. Tout lui est possible. .> v

\ Le RABttkir: ' •*• '

^ Cette idée d'infaillibilité me plait beaucoup ; sans cela je serois en droit de dire, ou que Jésus a parlé en vaih et pour n'être point entendu , ou qu'il n'a point prévu la .difficulté d*entendre ses préceptes et l'abus que ion féroit de ia parole; or ces deux choses sont indignes de lui. Si le Verbe s'est fait chair pour sauver et instruire les hommes, il n'a pas fait une seule action , dit une Éeùiè parole , qui ne doive tourner, a l'avantage des hommes : il n'a point ignoré le moyen unique de lés préserver dé l'erreur et du danger d'entendre mal ses leçons; or je trouve ce moyeu dans tme église inaccessible à Terreur. L'a-t-il donné, il paroît Dieu à mesyeux. L'a-t-îl refusé, je retombe dans ce pénible chaos dont je "vous parfois il ri*y a qu'un moment.

L'ANGLICAN

Quand on vous accôrderoît une église infaillible, comme nous en convenons en effet dans un sens différent du vôtre ,

Vous n'y ^agae riez rien , Mademoiselle « Usera *îsé;de vous prouver que votre église est faillible , et tsès-faillible. C'est dans l'église composée de tous ceux qui enseignent et croient la parole de Dieu; comme il l'a dit, que réside l'infaillibilité promise.

ts RÀBBlK.

-. Comme, je n'ai pas le don de prophé* lie , et que je n'ai jamais su deviner les choses occultes, si Dieu veut que j'entre dans cette église il faut qu'il ait la bonté de m'envoyer un an^e,pour me la découvrir : car je ne sais ou prendre l'invisible que vous 'm'offrez! ''Attende* pourtant: Jésus n'aûroit-il point donné dans son évangile quelques marques auxquelles on pût la découvrir ? Si 4'une de ces deux choses n'est pas > c'pst-a-dire - une révélation ou des caractères rçoix équi* yoqueç de pon église., je suis, juif, je resterai .juif \ , je lui .dirai pu jour Au. jugement: ce n'est point ma faute , j'ai cherché et je n'ai pas trouvé,

' M-adkm. lï&ïïNE , tirant un lifre de sa poche»

Vous n'en serez point réduit la , Mon* sieur , et voilà de quoi anéantir vos in-

394 LIS ÀlIKmiCAINJES.

certitude». jLiae?i, et rende? rjgrâce à I* bonté cle Jésus qui a prévenu vos désira et ceux de tokites 11» personofe^ quibnt b volonté droite. > - r, {

Le RABBIN lisant. '

Tu es Pierre , et sur cette pierre f établirai mon Eglise , et tes portes de F enfer ne présfàtidrànt jamais contre elle. {M réfléfcbk un taonient^ -puis continue. ) En voici assez. Convençfc-Vous, Messieurs, de U vérité de ce passage?

PJ'eat-il point altéré , falsifié ?

Il est tel qw vo^ l'avez lu,, Monsieur \ mais les. papistes l'eptendept mal vel ils prétendent.......

ÎL* RABBIN

Il n'est pas question1 cîè fo? rôaufère> dont les Homttièfc fè'iifendéftt \ riiais d& telle dont je l'tnténds ;> ifooi. tfe «e $ais quelle est F Églifte qHji i>èii t /s'appl iqu êi* ces magnifiques promesses , mais je l'entrevois. À coup sûr > si Jésus#Cbrist est

Pierre. Cçtte Eglise non - seulement n'a jamais? enseigné Terre vir yipjàiç elle ne peut non plus l'enseigner tant que Jésus

$#ra Dieu. Il raus'agît doncque'de coti- Inoîtr»; tpiçlle esti l'Eglise fondée sttr jPierrci Je demande s'il ly a ici quelques personnes qui veuillent • soutenir -que cettei Eglise y fondée *«•< Pierre ,"«ùt aerrd? S'il s'en? trouvé une , ije lui tâs èhardiment : Votre Cbrist étbit ton1 iftiiposteur* Dieume dit^ dans 'la sainte dEiritùre : S'il se trouvée prophète qui ait prédit une chose fausse , -ûnô chose qui n'arrive pas,, qu'il SOft exterminé du milieu de mon t peuple cpmtpe u,n imposteur. Si le Christ ^f^^eaplfièiïvffi#§S jl)usqirefrs'il a prg#t upe.-Cihase«&H$sfj, <ji|e son nom. sqit exterminé de Vûvbr vers. Mais j'ai déjà tant de prenv.çft qu'il est Dieu y que j'ai pqine à me persuader que celle-ci manque. Ah! madtemoisreHe Ifaunej, jesonçoia pqurquQÎ .vous ave,» dit que ci vous trduviea v4attS Jes décrions jdç votre ? Egftsç , quelque «cbo^ç ,que vQit$ n^puesieai comprendra , vous <he laisseriez pas ije la croire. Vous avez pour g*r&'t*t de son ^imfaillibîîité la ^roïe Oe ; IttMrjCftrtas . voua ne claque* .rien,; i, «.M; /■: : * m r :>.:p . >fK

. Je veux êlre entefcréê Avec ces parafe

ag/S • . ££,$ AMERICAINES.

daas la main, je les montrerai a mon

juge au jour du jugement , et je n'ai

pas peur qu'il me condamne sur ma

foi. Je lui dirai : ma soumission a été

fondée sur vos promesses ,« mon Dieu!

,Je nfai pu me tromper* Je vous les

.montrerai, Mesdames et Messieurs j elles

serviront à la condamnation' de ceux qui

se seront révoltés contre l'église fondée

aur Pierre,

Li CALVINISTE.

J'attends que les transports de votre ^HttoitéKisme soient passés , pour parler *fcJ*ti&n' tour. Je nie que ces paroles 'èéiVeût être entendues comme vous les entendez. C'est sur la confession de la divinité de Jé&us , que Pierre venoit de faire , que Péglise est fondée. Elles ne 'pCWtiftif êtrÇ appliquées '£' l'église roïfrainé , ; puisqu'il est même très-incertajn q&e ïai&t -Pierre ait jamais été a rRome, Je m'offre de prouver que le pape ^st PAnte-Christ, que c'est la bête dont fi est parlé dans l'Apocalypse ; que l'église romaine; est la prostituée deBabylone, qu'elle est idolâtre, et qu'elle a corrompt! 'dé tout point la morale et la doctrine de CfcrisU

les amj|iu£â;îc*$. 597

■ l Je 1 sui* prête de reoè voir > toutes vos preuvçs, Monsieur $ mais pçur vous donner le temps de vous tranquilliser, j'offre de coqarnepçer.les miennes; a vous permis de me contredire. Mon intention étoit de commencer par celles que I antiquité me fournit; mais votre sortie sortie pape et sur le siège de iRome me fait souvenir deè &ei*tftnens de Luihetb c^gajrd^Ç^ auteur ne peut tous £^»{$feett> Mqp^uf. ,,11 , dispit sjn

guçres pli|$)de deijxfceptsaps : Donnez Ja Vie ou la mort p appelez ou rappelez; appfowez ou condamnez , comme il WMtf ^pt$îi\&]it' féjjoutemi votre, v,oix ÇQ&Wfcopllq de $é$u§ -[Chri$t même* d'e^tj^si (ju'U parlojt^u cpo?menceflîfntc^rl^dUpute.,;:;i, , . ,..

? ; Dajns r un : liyre qu'il écrivit contre Sylvestre de Prières , jacobin. , il dit : Par \}ce& v paroles ;., tu -;; e\ pierre * et par celles-ci , pais jmçs- fcrehis , tout te monde confesse ..que V autorité du pape vient de ce" passage. Remar- ^éi^Ièpbieb / Messieurs ^ il n'y a

guète^1 plus de deux cents ans que

2Cf& îi s' i WïrftVk t rfra

*ow* /*? monde thlehAôW'ces paroles comme nous les entendons/ Et tjni nous l'apprend? Un des plus grands ennemis de l'église romaine. . < o

En ce temps, Luther sacrinoît 'à "là paix \ il espéroit que le pape pret^droit son parti et justifierpit'sa doctrine.

: PHôyable 'rtfisonnfèiJiéét ï Wfctoftieur. Que le pape fpjWtiv&t otf Rejetât 'sa doctrinte '/'eù'étoft^rmcSnis^vrtfî <qfeç't$ senHftient iini?fer8e?l ' rfïoH éfëttf qtiéify passage allégué pat Mademoiselle 'fondait l'autorité *• ^nfaillibilrté^ WgKse Jbtîdéésirf Pié^fè ?^àn Voiéi'le fti«A»it

ïribiifs qftte f&dî p/flei 'ï' fcufter lnè pouvoient anéantir îé sens ftufe \èSki le xriôhde don¥foit!àiix 'parôlefe de' Jésus , sens que vans 'Tejefez',»uptfi,d!6m'jjibur éto «offriV un ààtneyqui «Sf ïftuteau , <jiii ttaïien àtfàatorél. '••••'. < v " ' •' v - "\ .

. ^uthçr n'avoit' pus aloj^ ;les grandes Jupiçres qu'il eirt depuis. J'ajoute > qjf'il

étoitJ homme vOt en cette rpalité.sujct a se tromper. Nbus ne souscrtvaofi à oc qu'il a dit,r qu'aut^nj, qu'il, est conforme k l'Ecriture, qui est le fopdeirierit , Jacrègle , et lé jtt'ge'de notre foi.

.Le flABBIN.

^L'Ecrilupe eal un ; jugQ. itonet* Mpft!sieur, et ce que vous dites» rraaieperfc âoùjoitr* it la. -question que j'ai, faite d'abord. Qui expliquera T£çriu»re danp Jes poitits .obscurs; y 4aus Te* pointa pu, jj y apra de la difficulté?, f :

Je vous Pai déjà dit /^Monsieur':

chaque homme qui là lira , y trouvera tout ce qui lui est nécessaire , .,$*$ la

lUeoxpmeiljfiuU: : . . I ,<<.',

-'C'est donc' à chaque hômtte *n^pa/ticùlier que Jésus a promis Piiifai44iÎHlité V et non à l'église fondée sûr Pierre? iDu'étoit-il tiéeèsAhir^ dè^dîré ced pah* rôlètë'que adus av6ns ciléèfc ? Si êttKVOtft iéb crojbit, eHesfse^di'enJf vides/ d^Sfen*. 3>?tesV itioi ■ Mtoisièti* , ' ;afez - VWte" » dès "ebrVfcssîûns de "foi ? Par:qui ont- elles été dressées ? Obligent-elles tous ceux

300 LES' JLMERICilNES.

dç votre communion à y. rapporter leurs sentimens?

Oui s^ns doute , nous avons des confessions de foi , et nous y conformons notre croyance , parce que nous avons lieu de éfoire que ceux qui les ont dre^ées 'n'ont suivi que la pure parole de Dieu. Mais- comme ce sont des hommes qui ont dressé ces confessions de foi , et qu'ils ne sont pas infaillibles , nous ne leur devons de soumission , je le répèle , qu'a.uJan.t qu'elles sont conformas à l'Ecriture.

Le RABBIN.

Chaque particulier est donc juge de la doctrine de son "église. Eh bien , Monsieur , depuis le temps où Calvin a .vécu* yeus ayez eu tpul le temps d'examiner ce qu'il a écrit. Croyez-vousr qu'il vpus a|t proposé à croire le vrai sens de l'EcrUu^,? L^s synodçs .dans, lesquels vos opposions de foi ont été dressées 9 se spufc-ifô comportés de manière à vous ^opv^in^re qu'ils ont suivi la pu rç parole .de Dieu? Vos assemblées,, chargées d'expliquer\?l foi de vos églises qu'elles rcr

LES AMERICAINES. Soi

présentent /et dont les décrets ont été souscrits, et oient- elles cette église h laquelle Jésus a fait ses promesses f avec laquelle il doit être jusqu'à la consommation des siècles ?

' Le CALVINISTE.

Nous devons l'espérer; ce qui n'empêche pas chaque fidèle , membre de l'église , de pouvoir examiner ces décisions, pour voir si elles sont conformes à la parole de Dieu .

L(« RABBIN

Vous ne croyez donc pas [que le Saint- Esprit ait assisté vos pasteurs assemblés d'une manière immédiate ? Vous né croyez donc pas être l'église de Jésus- Christ ? 'cal* celle-là ne peut se tromper et méconnoître ' le vrai sens de l'Ecriturc?, Jésus l'a protnis.

L* CALVINISTE

. Les promesses de Jésus, Monsieur ; regardent Véglise en générai. JElles veii* lent dire, que jusqu'à la consonpnatioi) des siècles il y aura un çorp$ 49 pasteurs et de fidèles qui enseigneront > gui croiront la vérité 7 en sorte qu'il

Bo4 t£* A-arfAlCAiNSB.

croire toutes ces absurdités» 11 est vrai qu'on attribue la dçrnière aux méthodistes , et qu'il y a peut-être parmi eux quelques cerveaux brûlés xhins lesquels .ces impiétés çnt pris racine j mais, «ne * .douzaine dç gens ne font pas un corps de religion* Je regarderois comme un impie celui qui ? ^yant conserve son bon seps , enseignerpit de tels dogmes.

Vous en dites; uni pan trop \ .Madame. (je9 • choses bian : entendues ; jpeovieajt -avoir un fondement Jegitîjue; l^umilité chrétiespé aussi bien que la chanté nous obligent à suspendre notre jugement en certaines occasions., Ceux qui .ont, souscrit à dette [doctrine; obt été forcés de le faire <k ' came de$ jiucQQ véi*ie»$ de- la doictrinejqjifi lui èbt (jppoçéie* -

pas

teurs de lelffes pftfpbsftiotii f Quoi ! il y auroit une7 société' avec Dieu et Bélial ?

LES AMÉRICAINE?. 5o5

Quoi! je commettrais impunément le crime sans perdre là grâce ? Cela serait commode à quelques-uns; Mais la 'seule idée d'un' tel dogme me fait 'frissonner d'horreur: que deviendrait la société; s'il étoit admis ? .. . T

Miss SOPHIE.

Et moi , l'idée de cette, foi que je ùçns de mes pèrejs , «yie paraît £.ien cpnr sôîante puisque je ne puis la perdre.

Liai MÉRY.

Oui , pour les enfans des. fidèles ; mais ce dogme est désespérant pour les enfans de ceux qui n'ont pas eu la foi. Tirez-moi d'embarras, je vous prie.

J'avôis toujours cru que le baptême, en effaçant le péché originel , nous faisoit enfans de Dieu , et nous donnoit la fèi ,• «l'espérance et la charité. Si le >bapfême ne fait qu'attester la rémission rdn péché originel , 's'il assure seulement que l'enfant du fidèle est justifié par la foi de son père, les ènfans de la plus .grande partie des anglicans mêmes qui, -font hautement profession de philosophie f c'est-à-dire "de -ne1 rien croire, •resteront donc chargés du péché orîgi* nel et n'auront pas la foi ?

5(i6 Lès a m ifttCA'ixiidL

* Lt CALVINISTE. * ,

WJRWi7»ij,H y a long-f eifrps qilfe nous avons abatidormé dette doctrine»

Ladî CHAMPÊTRE;

. Juste Cjplî qu'èn(lends-jê ? Il y a donc èb àto Wqfys' ôii' vous croyiez «ces horreurs? Je ren'Ss grâce au Ciè^de n'être pas née. calviniste ; je ne pôurroîs' de* meurer trois heures tranquille dans une communion ou Pbn aurbit cTtriees hn* piétés ;trtois hiinu<ë& •* '> j "' -^'îî'- "

t . • * * • . * ' ' i : ■ • /(!'« I «Ui " ; ;

. t,>A*J«.lîUE», ^

\J<e savpisbienqu^ilfiitudr^ten^vejrtfr

là , et j'ai eu patience en l'attendant

Lady Louise, Udy Cham.p^lre et toutes

lés 'autre* f , J$ suis regardé comme feéne-

Uque par Monsieur le Calvinistes Cpux

4(ms la communion desquels je * sjuis ,

ont «été condamnés à Dordreicht par u»

fameux synode, On nous a défendu d'eu-

seigner s de posséder dé*, bénéfices.

Toutes les égjjses ,prpte$t{mtes on! soua-

crit,àrpotr»e condamnation.,' c'eSt-à-dire

celles d'Angleterre, d'Ecosse,1. du Pala-

tinat , de la Hc$Me;,' dçs Suit ses |fc de Gfc-

WH&/ A M &R J C AINE S.' 5o7

nèw4 deBHnte *< d'Embçfcn , qui àVOÛwMr eovoj.e tetfr^de'jMjtésô ce sjnoq» y ' el qui: j?j^le} répètes ontëowerit * «e qui a été i décidé loptné notft . Cons# qocra&J ment ifa ïoot décidé-qùô notre doctrine étoitxqntraire al» garnie Ecsi tore, puitqtiiitaïAa ccbiiBrsrpoîent. uj!j j'.ir

,-: ..u ; \.-t Ll^^ L'OMISE. •' » 'Vv*

Cpmrrieil est probable que çéspariie^ tfonvp]us que moi, Vont jamais entendu ; parler, de ce synode , et des matières qui y ont été traitées . vbulezr- vous bien nous en instruire r Sans cela nous aunpns peine a y^us^comprehdre, l

M, , . j/ARMIÏflEN. t \

. De to\U mon cœur * Madame; je vous présenterai des propositions , des réponses, wn$;rYOU3 instruire <Ji*noaide$ persç>nues,qm feront le$ questions inj'lcf reposes ; ;âôisi vous jugerez sanspré-r jugé, puisque vou^ ignoreçtfs sm\ qqj tombera votce, condamnation.

\ . JKadim. BONNE.

Il finit- y s'il Mous pîaît , Monsieur \ remettre» teel a àjnotpe première cônver?

satiôhf, celle-ci la' déjà étéftbieroJbnguej J'ai prouaig à ces Dames .de Jeur dooncar

3o8 LES AMÉRICAINE»*

une idée de te qu'ont été les gttnds hôraïhe* dont j'ai rapporté les autorités^ en parlant de ce qu'on crôyoit sûr la confession < dans les premiers siècles de l'église. Souffrez seulement que j'ajoute aux passagei» de Luther que j'ai cites , un autre qui; nie paroît important* La foi de tout le monde f dit-il dans le même,ouvrage déjà cité , se doit con* for nier à celle .que professe V église romaine. «Te rends grâces à Jésus - Christ de ce qu il conserve dans le monde cette église unique par un grand miracle » et qui peut tout seul montrer que nôtre foi est véritable : en sorte quelle ne s'est jamais éloignée de la vérité par aucun décret. Réfléchissez sur cet aveu , Mesdames, et Voyez quelle foi vous deves avoir aux calomnies que le -même hortime fc1 faites enstritè contre «cette église quSl recotitiôît' d'être- jamais tombé dàm l'erreur v :,

•:LiDT LOUISE. '

Vous remettez a demain les éclaircissement pari rapport' au syaode de Dordrecht;' maiscevque<jvai entendu m'a jel^e dans un si gra^dtroubley qu'il ne

me sera pas possible d'attendre à demain

pour être éçlairçie. Donnez-nous a dîner, ma Bonne; ,cea Messieurs reviendront après le thé , et la soirée se passera à ÇpléAdre Monsieur rarmiiiien.

Màdem. BONNE.

J'y consens, Mesdames. J'ai peu dé chose a vbus dire de saint Clément qui Q. été le quatrième pape , c'est-à-dire le troisième après saint Pierre : on lui attribue plusieurs ouvrages ; mais comme je ne veux rien vous dire t[ui ne soit certain, lès critiques n'admettent que •on épître aux Coriiithîens . J

ï,e CALVINISTE.

J'admire le sapg-froid avec - lequel vous noua donnez saint Pierre pour premier évêque de Rome : il n'est pas certain q^'H y ait jamais été. <

ftU»*«. BQNNE.

Comme nous n'y! étions ni vous ni moi y c'est une nécessité pour nous de nous en rapporter à ceux qui ont vécu à~peu«~près dans ce temps~l&. Les chrétiens du premier et du second siècle le croyoietU ainsi, puisqu'Qrigène , Eiïsèbe, Prudence , qui nous parlent du martyre de saint Pierre à Rome, l'avoient appris

SlIO £ES AMÉRICAINES,

ct'tme tradition- si voisine- Ai temps ou tel* s'étmt passé ,: qu'il n'était pfc^-pbséible de se tàépteûÛvésn^uufk\tée<ëëlle nature, connu de tousles chr-kïfcrikV&ia sentez d'ailleurs qu'Us n'avoient aucun inlérêt à supposer ce fa il. Puisque nous parloQed'Ohfigène ^jje vous en. dirai cç gpej^ns^', - ,ÎK; ;;l!;, ,;) ; ; ,

J'éleya d^ns la crainte de Di&u'et dans 1 étude de {'Ecriture sainte. Il Si de. tels progrès dà.n£ ces sciences divine^; qu'étant jeune iJ;ne soupirpit qu'après* le martyre- Son père , ayant été arrêté comme chrétien ,' Tardeur" du jeune ko m rue s'accrut telletnent i que sa mère fut obligée de* cacher sefc habits* pour l'empêcher d'aller lùi-méme se présenter au juge. Privé de ce bonheur ; il écrivît à son père pourl'enébi*rsger& donner sa vie pour J6sas-Ghri&t,et le prier d'abandonner sa femme et «es enfahs au soin de la providence, car Origène avottsix frères encore très-jeunes. Son père eut la tête coupée , ses biens furent confisqués ; • ainsi sa famille ré6ta dans une extrême pauvreté. ;

Ongène , quoiqu'il irftûl altos que

LJjTS AMERICAIN E£, 5(1

dix-sept ans* a voit déjà une telle répula-r (iou; qu'oQ le chargea 4e l'instruction lies -catéchumènes v c'est-à-dire de ceux qu'pQ disposait au baplême. JJr*e Dafye riche Je retira cfaea elle ( mais çôtnàtô elle avoit un hérétique dans 6a maista)** le jeune homme ne youlut jamais cernai mutiiquft avec lui t et enfin quitta ce|t& I)a*ne 0t enseigna la grammaire >ptHir çgbgistor. Ne .pouvant vaquer à- cet emploi et k cejùi dôiit Végliie l'a voit chargé ;JL yendit tout ce qu'il ayoit de livres .concernant les sciences profanes. ^'a.çbeteur , <en conséquent;, ffc'jerçgflgea It lui fournir tsix sok par jour ,-ielCêlte rnodkjue somnae étpit suffisai)jle p0ur 1* vie frugal qu'il .menpifc. Je devais àjve la vie dure ; car il couchoit sur la terre PWi et ^assoit ime. partie dçJfc nuit à ladite? Sur L'Ecrire ifciitlevjn'il apprit par creufv Ses ijeûriçs çtpienj fréqfcteus j liftait intefditj,lé vin 5 et n'en reprit Un peu , que p^rce que tson çQtôn&ap se dér^ngeoit. Pendant plusieurs années il marcha les pieds, nus , même, eu Ijiyôr^Ma-ifcpe q^ est le ptuftadjuirsible, o'eat Qu'étftnjt ai a^stèr'e pourluf uiêijLiçi 9g» À^cç^f^Mfim^^^^ n]^£Hère$

SlS I.ES AMERICAINE».

si engageantes , qu'il attira un grand nombre de disciples /parmi lescfifels on compte plusieurs martyrs et de grands saints. Quand les païens s'adressoient à lui, il coîtomebçoit par en faite des logiciens et des philosophes, pour en faire des chrétiens zélés. Dans la persécution qui Survint en Egypte , patrie d'Origène, il s'qxposoit sans ménagement^ secourir et a encourager les confesseurs, leur donnant le baiser de paii. Il fut lui-même maltraité des juges pour le nom de Jésus, et mérita le titre de confesseur. Son amour pouf la chasteté était si grand , qli'il &e porta à'dfesexcès proscrits par la religion : il en fut repris par souivêque , et condamna depuis lui-même sa propre conduite,

Origène Convertit un hérétique nommé Àft)br6i!se. Cétoit un homme de qualité fort riche, qui fut si reconnoissant du bienfait qti'Origèrié lui avoit procuré , qu'il lui fournît abondamment de quoi faire écrire ses ouvrages; ce qui exigeoit de grandes dépenses : car Origèné a prodïgiéùsSémferit écrk. Ajàèt été appelé en Arabie , les évêqtfes dû pays l'engagèrent' à expliquer llSeritttfd Wifctcr datte leur

LES AMERICAINES. 5l5

église , ce qui indisposa contre lui son évêque. Ce prélat. le fut bien davantage quand il sut que deux autres évêques l'avoient ordonné prêtre à l'âge de quat rante-cinq ans : il prétendoît qu'on n'a* voit pb le faire sans son aveu, qu'il n'auroit pas donné , parce qu'Origène avoit un défaut corporel qui l'éloignoit des ordres. Cette altercation engagea Pévê«que d'Alexandrie à examiner les ouvrages d'un homme , qu'il croyoit coupable d'avoir décliné sa juridiction. Il trouva plusieurs erreurs dans un des livres de ce savant, particulière ment sur la Sainte -Trinité et sur L'éternité des peines.

Mi$s*DOR4)THÉE.

Ah ! ma Bonne, quel dommage, qu'un homme si savant et si-saiht sqH devenu hérétique ! A-t-il persisté d^ns ses erreurs?

Madem. BONNE.

Vous allez bien vite ., ma chère. On a cherché a justifier Ori^gène, et comme on le fait par de bonnes raisons, je n'ai garde d'assurer qu'il ait été hérétique. Dans le livre en question, il commençoit par ^exposer la doctrine reçue dans l'église. IV. H

5l4 X«£S AMÉRICAINES*

11 avançoit ensuite des opinions puisées pour la plupart dans Platon ; mais il ne les donne qu'en doutant, en les srîumetr tant au jugement du lecteur, comme des opinions problématiques. Voici, à mon sens , ce qui le justifie le mieux*, c'est qu'il se plaint sopvent que les hérétiques a voient falsifié ses ouvrages , et il le prouve. Malgré sa grande réputation , ses erreurs, ou plutôt celles qui sont daus ses livres, ont été rejetées j et comme on n'a aucune preuve qu'il les ait sou? tenues avec opiniâtreté, on ne peut l'appeler hérétique. 11 est temps de nous séparer, Messieurs, nous nous rejoin?

drons à cinq heures du soir.

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