‹ Les Américaines (volume 2)Chapitre 5 sur 28 · LAD* VIOLENTE · texte numérisé non relu

LAD* VIOLENTE

Vous ne nous avez dit qu'un mot de Joçué j n'acheverez-voùs point son hi$r toire ? . '. '

M>dem. BONNE,

Ce mot élbit surabondant à ce que j'avois promis de prouver. C'étoit la mission de Moïse et la divinité des loi? qu'il dç>nna aux juifs. Josué n'en fil point de nouyelles : ce que je, vous ai dit de lui , n'éloit que pour vous montrer ce que Dieu a fait pour justifier le choix que Moïse avôjt fait de'sou successeur. Il

est question maintenaut de prouver la mission de Jésus el sa divinité; c'est ici , Mesdames , que je vous prie de renouveler voire attention.

Ladt MÉRY.

Est-i) vrai 9 ma Bonne , que le lieu de la sépulture de Moïse est ignoré, et que Saint-Michel a caché son corps? Pourquoi cela?

Madem. BONNE.

Les juifs a voient un tel penchant à l'idolâtrie , que peut-être eussent-ils fait une idole du corps de Moïse. Ce fait n'est pas dans la Sainte^Ecriture ; on le trouve seulement dans quelques écrits qu'on peut croire ou nier selon qu'on le croit raisonnable. Je n'en porte aucun jugement ; car ne les ayant jamais lus 9 j'en jugerois témérairement.

BELESPRIT.

J'adopte ce fait , Mademoiselle , et j'en ferai usage en son temps» Souvenezvous seulement que c'est vous qui me l'avez fourni , et ne grondez pas.

Ma de*. BONNE.

Vous mériteriez de l'être en ce roo-

ment. On diroit , à vous entendre , que }'ai besoin d'être ménagée : apprenez , retenez bien , Monsieur r que je. ne veux aucune grâce > et que je n'en ai pas besoin. Accusez -nous de chQses réelles , j'en conviendrai de bonne foi y 'mais n'allez pas , sur des ouï-dire , renouveler des calomnies qui ont été réfutées dix iiîille fois , ou permettez-moi de la fermêle.

La»* LOUISE.

' Il me semble", ma Bonne , que vous avez passé bien légèrement sur une proposition qui a été avancée. Une de ces dames -a dit qu'il suffisoit de croire en Dieu et à Jésus-Christ pour être sauvé. Cela ne và-t-iï pas à l'indifférence du culte , au déisme ?

BELESPRIT.

Vous me volez cette réflexion , Madame : fen allois conclure qu'il est inutile de pousser plus loin nos recherches. Nous croyons en Dieu; je croirai même à Jésus-Christ si on veut , mais en gros , comme on y croit en Angleterre.

Ladt VIOLENTE.

Vous êtes un plaisant original avec

*2 LES AMER I C ÀÎN E S.

votre expression : est-ce que nous rie croyons pas a Jésus-Chfist comme les autres peuple? ?. »

M+dem. BOINSE. .

• - ' ' • - - ■/ • ' •îl. *

c Ne nous échauffons point, Ia(]y ,Violente,. J'avouerai;, si on veut, qu'il suffit , pour aUerau ciel , de croire en Dieu eten Jésus-Christ. Je demauderois seulement qu'on s'expliquât sur ce" qu'on entend par ce mot croire1 en Jésus-Christ Je suis bien, fâchée ,f ma, chère l&dy, de vous dire que je trouve l'expression de Monsieur admirable. Elle exprime parfaitement la foi de ceux qui regardent tout culte comme indifférent j ils disept tant qu'on veut qu'ils croyent en Jésus- Christ : lie leur demandez aucun détail, ils n'y ont jamais réfléchi, et, qui pis est, n'y veulent point réfléchir. Nous aurons bien des choses à dire sur cet article, qu'il faut remettre à la première ibis** quelques affaires indispensable;s rrçc fyçcçnt d'abrégé* céltq conversation.

LES ÀXBRICÀITf E8. 7$

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