QUELQUES RECHERCHES A PROPOS DE ROSTOIV
! dames de Boston, très-cultivées, planent — quelques-unes lies du moins— à de telles hauteurs intellectuelles, qu'elles tiraient, sans le secours d'un télescope, distinguer les objets Sensibles et terrestres.
Elles condescendent toutefois à redescendre de ces hauteurs transcendentales, pour se livrer au plaisir du shopping ; en d'autres termes, poor courir les boutiques.
A en juger par le nombre de dames que je rencontrai dans les stores — magasins — les négociants de Boston devraient s'enrichir à. millions. Hélas ! je m'en convainquis bientôt, la réalité dément les apparences. Après avoir bouleversé le store, les belles dames, sous prétexte ou d'une nuance introuvable, ou de conditions de bon marché Impossibles, sortent comme elles étaient entrées, pour nmencer deux pas plus loin. On prétend que, de deux jours l'un, certaines élégantes de New-York et de Boston vont comme elles disent : passer les stores en revue - sans avoir, bien entendu, l'intention d'acheter quoi que ce soit — et qu'après avoir mis en mouvement quelques régiments de commis, elles rentrent au 9 mains vides et la conscience en paix.
I - allai it's, néanmoins, marchent vite et bien à Boston. La règle, comme partout aux États-Unis, est de payer comptant. Une dame a-t-elle, par hasard, oublié sa bourse en faisant ses empl^ttc^, les objets de sa préférence ne lui seront livrés que lorsqu'elle en acquittera la valeur. — Point de notes : les marchands n'ont pas le temps.
L'activité, la politesse des cash-boys — garçons préposés aux recettes — mérite un éloge spécial, Présents partout, vigilants, rapides, I ss caih boys accomplissent leur tâche avec autant de Zèle que s'ils étaient intéressés aux bénéfices de la maison. Leur paie, d'un ou deux dollars par semaine pour commencer, s'élève graduellement. On les prend au sortir de l'école. Appartenant pour