‹ Les Américains chez eux d'après l'anglaisChapitre 114 sur 138 · LIU ALCOOLS ET LA LÉGISLATION · texte numérisé non relu

LIU ALCOOLS ET LA LÉGISLATION

vais aux informations : —Un malheur est-Il donc survenu à l'aubergiste ?

— A lui ! pas le moindre. Seulement, il y a la loi.

— La loi î j> n'ai rien à fain1 avec la loi. C'est S***, l'hôtelier, qu'il me faut. Où est-il ?

— Parti.

Mon cheval mourait de soif; moi, de faim. Je pénètre dans la cour ; point d'eau, le bras de pompe est enlevé. — Je n'avais pas encore considéré la loi Dunkhi à ce point de vue là. Je remonte dans mon buggy, et dès lors, j'ai laissé la Dunkin's Law dormir en paiv.

— Mais quelqu un, m'écriai-je, n'aurait-il pu reprendre l'auberge ? y recevoir les voyageurs, tout en respectant la loi ?

— Sans doute ; pourquoi pas ? Seulement ce quelqu'un, ne s'est pas présenté.

— Comment l'affaire a-t-elle fini?

— S*** est revenu, il a rouvert son hôtel.

— Et la chambre à boire ?

— Aussi.

— Alors, la loi Dunkint

— Monsieur, elle est écrite au livre des Statuts. Si elle n'a rien changé eu fait... hé bien! c'est toujours une protestation contre la vente des liqueurs, Monsieur !

On le voit, la loi proteste, les caharetiers continuent de débiter leurs spiritueux, et les ivrogne* de se griser.

Même situation en d'autres Etats, placés sous le régime de la prohi. ition légale.

L^ Massaehuasets, que régit la Maine Liquor Law, compte un déboursé annuel de deux livres st. par tête, consacré aux. boissons alcooliqu

— Ici, nous sommes tous, en principe, partisans de la loi Maine ! me disait un citoyen : liais nous n i la Laisserons pas appliquer.

La loi, dépassant le s miment publie, les Juges répugnent à prononcer nn verdict de culpabilité, et les magistrats à infliger le châtiment.

— De peur des vauriens!— s'écriait M. Harris, maire de Springfield. Ifatsachussets, qui de i >ute son énergi i s'efforçait de faire exécuter la loi :— De peur des vauriens, les honnêtes gens me la

agir seul. Les plus braves s'aventurent jusqu'à me dire dans le tuyau de l'oreille : « Tenez bon ! Forcez-les à obéir ! » Cela fait, ils in»' plantem là.

Lorsqu'on s'enquit, à Boston, des résultais de la loi prohibitive,

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