‹ Les Américains chez eux d'après l'anglaisChapitre 124 sur 138 · Fet« natioDale d'Écos*c · texte numérisé non relu

Fet« natioDale d'Écos*c

l'ftive* taxa men. 'ifto

procession, étendards déployés, précéd es de* pipers — joueurs do cornemuse — du braye 78% qui, les gënottX nus et le nez bleui par le froid, soufflalenl a igoUrefcseti < ni dans huis pibrochs, se rendirent a l'église écossaise , p. ur y entendre leur ministre écossais, débiter un discours en l'honneur de la vieille Ecosse!

Au Caledonian public Meeting, succéda le dîner de ScanU André. Ghac n des com l\ es portait à la boutonnière un rameau de bruyère en fleurs, cueillie sur les montagnes d'Ecosse par les amis rêï

au pays.

Je ne me risquerai pas a vous donner le menu du festin : abondance de mets, surabondance de boissons, cela résume tout fii six mots (l).

L'événement de la soirée fut l'entrée de l'immortel Haggis. — Le débarquement de John Bright à New York, l'arrivée de Garibaldi a Londres, n'en donnent qu'une pâle idée. Pipers devant, pipers derrière, solennellement porté par l'hôte triomphant, le roi des puddings fut accueilli par les frénétiques applaudissements des convives, qui le suivaient de leurs regards émus, tandis qu'il faisait le tour des tables, pour être ensuite déposé devant le président. Pas un Écossais d'Amérique ne songerait à manger du hûggis dans aucun autre moment de l'année ; mais le Highlander qui, le jour de la Saint-André, ne rendrait pas à ce noble symbole de la nationalité écossaise les honneurs qui lui sont dus, se verrait atteint et convaincu de liaute trabison.

Après le froid sec, vint la neige. Le sol disparut bientôt, et pour de longs mois, sais l'épais linceul blanc. Omnibus, vans, wagons, wagonettes, carrosses, chariots, tout glissait au lieu de rouler. Le traîneau régnait en maître. Jusqu'aux bouchers, établissant leurs paniers sur patins, la tournée une fois faite, s'étalaient commodément — leurs jambes tenant lieu (h1 gouvernail — dans la corbeille vide, et filaient comme l'éclair. D'élégants sledges, richement

1. Il n'y aurait pas de mal à foiré signer le pledge, avant le repas, aux représentants de la presse quotidienne. l'n gentleman, le soir dont il s'agit, termina son discours par ees mois: « J'espère finir mes jours au Canada, m'éun Ire dans le chatnp du repos derrière la montagne, ft, la tête tournée vers le soleil levant, dormir dans mon pays d'à d Option, jusqu'au glorieux relèvement des COrpsI » — Le lendemain, un reporter lui faisait dire: "Je suis venu m'établir au Canada, la tête sur les montagnes, et les pieds sur le soleil levant! >' — Le malin roux Orateur ayant répète le même discours lois d la Saint-André suivaBte, fnl enfin tiré, par nn journaliste plus sobre, de la position essentiellement américaine, mais fort peu confortable, dans laquelle l'avait mis, et laissé, le reporter précédent.

Page 1