Ecossais et Anglais. — Trad
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dans les marais de Chikahommy, bon nombre avaient été enrôles le dimanche soir, par la parole embrasée de Cheever. — L'œuvre est achevée, l'esclavage a disparu, et l'orateur, dans sa retraite, mble à quelque canon Armstrong mis au repos, après la proclamation de la paix.
« Un chien vivanl vaux mieux qu'un lion moii !» Les Américains sont trop les hommes de l'heure présente,pour s'attarder longtemps aux souvenirs. J'eus donc quelque peine à découvrir, vers l'extrémité des faubourgs, la demeure de dheever, qui s'y laisse oublier, entouré d'un'' poignée d'anciens disciples I à l'amitié. Sa
vaste chapelle, champ glorieux des batailles passées et gagnées, maintenant déserte, portail affiché sur ses murs un avis qui en annonçait la prochaine démolition.
Le chant des cantiques s'est fait une large place dans le culte américain.
Lorsque le temple possède un orgue, la congrégation unit sa voix aux accords de l'instrument. Lorsqu'un chœur vient s'y ajouter, lorsque des chanteurs de profession sont appelés, comme il arrive parfois, à l'appuyer de leur talent, la musique supplant;1 la. prédication. On va entendre, non l'explication de la parole de Dieu, mais telle œuvre des maîtres, interprétée par tel artiste.
M. X***, unitaire de Boston, s'était vu forcé, me disait-il, d'abandonner le banc qu'il occupait vers la porte, dans l'enceinte du temple, afin d'éviter le courant humain qui se précipitait dehors, sitôt le chant fini. M. Z* *, pasteur, remettait son sermon au dimanche suivant, l'heure consacré*1 à la prédication ayant été absorbée par l'exécution de divers morceaux.
C - chœurs coûtent fort cher. M. B***, directeur ue l'un d'entre eux. affilié ;i l'une des églises presbytériennes de New-York, recevait annuellement quinze cents dollars pour chanter aux deux services. I'm1 autre congrégation presbytérienne, payait son chœur trois mille deux c snts dollars (l).
Le Bens pratique américain préside à l'aménagement intérieur des temples. On ignore, aux Etats-Unis, <•< tte sorte de supplie»1 qui consiste j écouter, assis sur le rebord tranchant d'un banc étroit, quelque interminable homélie ; ou bien à rester debout, serré entre