‹ Les Américains chez eux d'après l'anglaisChapitre 136 sur 138 · ÉCOLES · texte numérisé non relu

ÉCOLES

Ici. dans les salles bien éclairées et bien aérées de Mme X***, les élèves étaient assises deux à deux, en longues rangées, <K l'estrade. Chaque élève possède fauteuil et pupitre ; chaque pupitre est pourvu d'un cadre où s'enchâsse L'ardoise,, d'une rainure qui retienl le crayon, et d'une coupe où se place l'éponge à effacer. L'ordre, la propreté, le confort prennent rang, ne l'oublions pas , parmi les éléments essentiels a l'éducatiqn américaine.

L'activité qui régnait dans la classe d'arithmétique, me rappelait nos collèges en un jour d'examen. L'institutrice posait un problème, les jeunes filles le transcrivaient, et calculaient avec une Incroyable célérité. Celle qui la première avail trouvé la solution, se levant criait : Première ! — Puis on entendait : Seconde ! Troisième ! Quatrième! En un clin d'œil la classe était debout. On lisait les solutions; les élèves reprenaient leurs places. Un autre problème, d'autres réponses, le tout sans perdre un instant.

La classe voisine s'occupait d'orthographe et de lecture à haute voix, si les Américains prononcent nettement, c'est que l'enseignement scolaire y prend peine. Chaque élève, lisant h son tour, articulait distinctement les syllabes, faisant rouler 1er r, aspirant les h, non sans quelque exagération.

Une petite fille aux yeux noirs, à la figure intelligente, portait

sur son épaule une décoration d'argent : la médaille

d'honneur 1 EJlle s'était maintenue ptemière, durant tout le mois

précédent. Esprit éveillé, aucune erreur ne lui échappait. Après

avoir épelé sans faute le mot que lui avait donné la maîtresse:

— Pardon. Mademoiselle ! fit-elle : La. seconde élève, à qui vous avez donné mourning — lamentation — a prononcé morning ; la inquième, à qui vous avez donné urgent — pressant — a dit nswrgeni !

Entre chacune dos leçons — celles-ci ne durent que vingt minub's — des exercî >es gymnastiqu s viennent reposer l'esprit, qui, n'étant pas surmené, garde toute sa vigueur.

Même discipline dans les i is, et dans les écoles

qui réunissent les deux sex

Dans une de les mélangées (l), cent élèves em ir m, jeunes

filles ••! j mu -. étaient demeurés seuls en classe, absorbés"

par leur travail (2). Au bruit de nos pas, quelques paires M'\ n\ jetôrenl sur nous un rapide regard ; ce ne f.ii qu'un éclair. L'heure de congé expirait :

1. Chaque district résont lihremcnt pour ses croies, la question du mélange ou de la séparation des sexes.

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