‹ Les Américains chez eux d'après l'anglaisChapitre 137 sur 138 · î.erole reçoit bu il cents élèves · texte numérisé non relu

î.erole reçoit bu il cents élèves

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— A-t-on communique — chuchoté — ? demanda la directrice : A-t-on échangé dis signes?

Cinq élèves se déclarèrent coupables, tout en donnant les motifs de cite infractipn aurèglement.Deux d'entre elle* ri çurentunmai* vais point ; l'explication des trois autres paru! suffisante à Mm0f**\ Ainsi inaicliaii l'école, exclusivement i enée par des femmes.

Les enfants des Elals-Unis, sort* ni ft - américaines imn-

seulement instruits, mais élevés, mais ayant acquis le self respect, qui enseigne le respect dès autres : petits citoyens d'une république où chaque garçon est un gentleman, chaque fillette une lady.

Le collège Oberlin — Ohio — a le premier posé et pratiqué le principe de la famille. Jeunes gens et jeunes filles y sont éli ensemble, comme sous le toit paternel.

J'ai vu, dans les salles d'Oberlin,des centaines de jeunes hommes et de jeunes femmes (1), suivre le même cours, passer I g examens. — Les étudiants entrent par une porte, les jeunes filles par l'autre ; chaque sexe occupe une place distincte en face du professeur ; chacun habite un corps de logis spécial (2). — A p les heures d'études, jeunes gens ci jeunes filles ne se rencontrent qu'aux repas : trois ou quatre cents élèves des deux sexes viennent s'y asseoir.

— Votre organisation doit vous donner du fil à retordre ! dis-je au directeur.

■— Vous croyez ? fit-il : Hé hien, Monsieur, il y a moins de flirtation (3) ici, avec notre système, qu'entre un nombre égal de jeunes gens et de jeunes filles, tenus sous le régime de la séparation.

— Mais ils se font la cour !

— C'est clair, qu'ils se la font ! Où est le mal ? Les ans et les autres apprennent à se connaître. Si les relations nouées à l'Université deviennent de l'amour, pour tout de bon; si elles aboutissent au mariage — comme cela arrive souvent — faut-il en gémir? L'union n'en sera que plus intime, plus vraie, plus heureuse, pour s'être formée dans la sain-"1 atmosphère de la vie studieuse, sous l'action d'une longue expérience des caractères, des sentiments, de la foi, des habitudes, au lieu de s'improviser dans une salle de bal 1

— Nos étudiants, poursuivit le directeur, doivent plus d'un

\. Celles-ci ne recevaient d'enseignement distinct que pour certaines brandies de médecine.

2. La maison des jeunes Glies est placée sous la direction d'une matrone.

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