OPINIONS SUDDISTES SUB LE I
! surs I rôts. La liberté Hie le ne r^ libre dis-
paraît, s us peu, v as ne trouverez plus an - al . dans
toute l'étendue de ce & ntinent. Monsieur, m u «abattu
pour le !;i"ii des noirs, plus enc »re que pour le n tre ! .. Ou torçri au moins, ajouta M. Miller avec une sage réticei is le pen»
sions ainsi.
C'est race à de pareilles convictions, posanl sur une fease abso» Lnment fausse, que des chrétiens sincères, que des Églis s vivantes, non-seulement toléraient, mais appuyaient l'
LeRév. Palmer, de la N a 11 Orl fameux*
prêché le 29 novembre I860, présentait l'escl; nditeurs:
1" Comme un devoir envers -tes. Leurs in1 irôts matériels
le requéraient.
2 Connu.' un devoir envers leurs esclaves. Le il un être
faible, qui demande surveillance et pr te n.
3' Comme un devoir envers le monde entier. I tions ont
in du cot< n du
4" Comme un devoir envers Dieu. Dieu ayant institué l'esclavage, l'honneur de Dieu est engagé au maintien de l'esclavage, et la cause de Dieu, ici bas, c lurrait le plus : I l'esprit
impie de l'abolition venait à triompher :
— L'institution esl h votre garde! s'écriait le Rév. Pal-
mer, en manière de péroraison. On prétend quo s s sont
comptés. Hé bien! n as le pr ;lamons : l'univers! Dieu
ii' un a ilonné ch; la maintenir, mi le la trans;,
aux générations futures î Nous déclar ns n Dieu nous a i: le i!> - i ■■ droit, inaliénable, >'' Lge et
>'>" l'enraciner, p »ù la Pr :e nous ti {i)\
1. Nous plaçons ici un extrait des statuts de h Virginie: il illustrera le sujet. ". 198. — « Toute personne qoi, soit par discours, soit par pub i'- itions, conteste le droit de posséder lies • oit être arrêtée,
condamnée à un: amende de 500 dollars, et à one ann e de prison. » — La Louisiane allait plus loin encore : — Revised St a >-, p. 554 —
« Toot liane, auteur, édi eor on imprimeur présumé de ton e publication écrite à la main on imprimée dans i et Etat, ayant pour sujet l'i I blanc
é d'avoir prononcé des paroles tendante troul la sécuiité
la 'li1 Etat, i linner le respect que la loi e\i;,r'- de- horai i libres
envers les b détruire la di ti clion établie par les l i- ntré les diverses
classes de la population : sria jugé coupable de hau e i, passible d'une
amen d< d'un emprisonne e 6 mois à 3 i
— • Quiconque, par 'i'1, discours publics, pronon à la tribuni
dans la chaire, soit sur la . quiconque, dans des con ver sat i us
particulières, par actes on par signe», cherchera à exciter I* mécontentement
226 LES AMÉRICAINS CHEï KT.TX.
Il est curieux mvictions du
Slid, au temps de la Was-
hing! m, lui-même propriél lire i i plus
ardent désir <;! il d'à idKr i" , el c i
cliissait ton irs.
lefferson, lutre Sud 1774: - « L'abolition de l'escli i lerde
nos colonies. » —il pr p 3 i:. p aria Virginie, u : i titutiori aux termes de laquell - libres d
qui naîtraient depuis l'an 1800.
Munroe déclarait que l'esclavagi : était fu ::;tats
dans les [U 1^ il existait. »
Henry Patrick enfin, le grand orateur de la Rév >lution, aussi, s'écriait : — « Mou Aine se réjouirait de i . nies
semblables, émancipés jusqu'au dernier !... N vage, nous en ressentons les pernicieux résultats, nous le déplorons avec sérieux, au nom de l'hu nanité. »
Évidemment, l'esclavage n'était pas, pour les fondateu grande République, l'institution divin i 'on en
fait plus tard.
Certaine machine, inauguré î en 1793 par Eli • Whi tvèu-
tions subséquentes de Ha i- >,d'Arkwrigh1 . it ra-
pidement et prodigieusement augmenté r tion cotonnière, la valeur du nègre s'accrut d' devint une spéculation excellente. Ce fut a! uvrit
qu'il était une institution divine, et que pour I1 is, la
Caroline du Sud, par l'organe de son gou\ les droits qu'avait l'esclavage à l'admirati
Mini- Et; ts entreprirent l'élève du taient ces haras nègres t— L'émancipati
Mais voici qu'il i :ioerié ;
centue, il s'enfle; il prend les proportion ; >us
ses filiales, les murs de la 1 ' ■■. nt à
vaciller. Quel parti prendra le Sud ? — Éman , pas
dans la population noire, à pousser les nègres\à la revolts, sera con lamn travaux forcés pour 3 ans au moins, 21 ans au plus, ou puni de mort, si le tribunal le juge nécessaire. »
1. Dans les Elats sud listes, la révolte s'éleva de d balles de coton
en 1 7 9 : > , ;'i cent mille balles < lill i un million
en 1830. Le nègre, qu'on ach ' itre eenti dollars en 1 791 , se paya
mille et quinze cents, sept an.ié » plus lard.
OPINIONS SUDOlSÏSa SUR LE NÈGRE. til
d'autre alternative. Le Sud maintient, et pour maintenir il fail deux choses: d'un côté, il renforce son système en y ajoutant toutes les rigueurs du despotisme le plus absolu ; de l'autre, comme sa conscience le tr \ Ile, qu'il s'agit do la calmer, de se justifier aux: yeux du monde, le Sud se met en quête de textes et d'arguments bibliques. Moïse, Abraham, sans cesse appelés en témoignage, se voient cités d'une manière qui sans doute leur eût paru fort étrange ; et les planteurs, pour donner la chasse à leurs esclaves fugitifs, s'appuient si naïvement de l'exemple de Paul renvoyant Onésime à son maître, qu'on peut se demander si l'Apôtre, en présence des futures conséquences de cet acte, l'eût jamais accompli !
Science, histoire, le Sud interroge tout, s'empare de tout. Il saisit l'échec relatif de l'émancipation dans les Indes Occidentales, pour en faire un argument irrésistible contre l'émancipation dans les États-Unis.
A ce propos, qu'on me permette une digression. Pourquoi, lorsqu'il s'agit de l'affranchissement anglais, s'arrêter aux statistiques des produits matériels? Pourquoi négliger la statistique des produits moraux? N'est-ce donc rien, que l'honneur du christianisme de la civilisation et de l'humanité? N'est-ce rien, que la suppression des atrocités :>t des infamies qui, sous l'esclavage, étaient le régime habituel ? Ne vaut-il pas la peine, pour faire un homme, de sar-rifier quelques tonneaux de sucre?
On a fort exagéré, au surplus, les inconvénients matériels de l'émancipation anglaise. — Prenons le district de Hanovre-Jamaïque Les documents i fficiels les plus récents établissent que, dans une seule de ses paroisses, occupée par les Settlers noirs, quatre mille acres de terrain sont plantés en cannes à sucre, gingembre, arrowroot, etc., ce qui, en évaluant ces produits à trente liv. st. par acre, donne un total de cent vin ;t mille liv. st., réalisé par le travail des petits colons. On trouve dans six sections, comprenant un quart de la paroisse, cent quarante trois sugar mills (1), d'où sortent régulièrement quatre cent cinquante tonnes de sucre.
Mais, nous l'avons dit: la question livre sterling n'est pas tout. Les partisans de l'esclavage l'ont si bien senti, qu'essayant de faire de leur cause la cause de la civilisation, ils ont fait de l'émancipation un retour à l'étal sauvage.
Notre réponse est simple: Ouvrez les yeux ! Prétendrez-vous que ces affranchis de la Jamaïque, qui par milliers remplissent les