‹ Les Américains chez eux d'après l'anglaisChapitre 62 sur 138 · LES NOIRS ÉMANCIPÉS · texte numérisé non relu

LES NOIRS ÉMANCIPÉS

pris par me salaire la moitié des bénéfices

Éets ' $ de ferme

lumps. Le momeni venu de régler les comptes, ils se pré-

nt chez le patron. M. X'" les reçoit, <i leur annonce,

l'air navréj qu'u e inattendue réduisant les be à

frais seront à y averts et que, par conséquent, il

n'a p; s un cent à leur <'

:! y eût du vrai là-dedans, je l'ignore; mais ce qui r nie les nègres n'y comprirent rien, et y crurent moins en- Ûs avaient tra> y virent de plus clair. Le nègre — cet animal — n1 bête ;

aussi. I r printemps revenu, M. X'*' renouvela ses propo-

sition-, il en fut pour ses frais d'éloquence. — Des ouvriers blancs auraient-ils différemment ; ; i ?

Quant aux i qui, désertant les campagnes où l'on aurait un

si press, i ; n de leurs s, s'accumulent dans les villes; les

uns y viennent avec l'espoir d'y trouver quelque moyen plus proi pi de se créer un avenir; les autres pour faire suivre l'école ï 1 "■■ !s; beaucoup, bêlas! dans l'espoir de vivre aux

pens de la charité.

idolence, nous l'avons dit, est au compte de l'esclavage.

! ux : noirs et blancs. Ces derniers ne

sont pas, t ni s'en faut, une rareté dans le Sud. Lès lors on ne

lathématiser chez le noir, ce qu'on tolère

rons pas, ;. la nonchalance nègre. Dans un seul

irnemental a enregistré cinquant > ml 1 passés entre les affran 'i s •! le u -

d'onvri . - cultive de :>ines

accumules. En 1808, malgré la cond \ millions sept cent mil.'

i — cinq cent mille de plus qu'en 1865 — ont été apportées sur le m . !e 30 p. % de la

rien de décourageant, si 1' , ' ap pli portion du sol est maintenan

aux produits ; limentair

ni paii ni rég ent trouvent autant

n faut.

Le g rai taliste vivant dans la Carolinedu Nord,

qu'une ayeur intègre bien établie,

i ir plus de travailleurs nègres qu'il n'en pouvait

employer.

2iO LCS AMÉRICAINS CHEZ EUX.

Snddiste, grand planteur de riz — G rgi i ~ homme juste et di t, affirmait que Les noirs, convenablement rémunérés, faint chez lui plus d'ouvrage et meilleur, que lorsqu'ils étaient y is.

On . prétendu que le nègre ne saurait soutenir la concurrence de travail avec le blanc, si cela esl n*ai pour certains travaux, pour d'autres cela est faux. Un blanc coupera à grand peine deux cordes de bois par jour; le nègre en coupera trois et même quatre.

Le planteur géorgien que je citais tout à l'heure avait essayé des ouvriers irlandais sur ses plantations de riz; les Irlandais se montrèrent si parfaitement incapables, que M. Z*** reprit bien vite Bes anciens esclaves. Ceux-ei ne l'en firent pas repentir ; grâce à leur activité, le revenu de ses terres augmenta en proportions l'a buleuses (1).

Une revue suddiste, The Land we love, éditée pnr un ancien général confédéré, qu'on ne peut certes accuser de partialité envers les nègres, disait, mars 1858: - « Les Irlandais passant en Europe pour d'excellents ouvriers. Les nègres leur sont très-supérieurs. Une centaine de terrassiers irlandais travaillaient, il y a quelque quinze ans, sur la James River et le Kenawha Canal, concurremment avec un nombre égal de nègres, cultivateurs de leur métier, complètement étran ers à ce genre d'ouvrage. Les deux bandes rivalisaient de zèle. Les nègres laissèrent bien vite derrière eux les Irlandais, qui n'avaient de supérieur que leur incroyable vanité. »

Lorsqu'il s'agit d'énergie et de travail, les nègres, on le voit, luttent victorieusement avec les blancs. Ils l'ont prouvé dans les Etats du Nord et dans le Canada. Pourquoi ne le prouveraient-ils pas au Sud, dont les cultures spéciales présentent, pour la race blanche, des dangers qui n'existent pas pour les hommes do couleur ?

Autre accusation. L'incurable prodigalité du nègre, affirment les planteurs, l'empêchera toujours d'améliorer sa position!

La fantaisie et la dépense, avouons-le, sont un des péchés mignons de l'esclave affranchi. Il lui faudra du temps pour s'en

4. Le directeur du bureau d'Anlersonville s'était adressé, pour - certains travaux publics, à de misérables blancs -ans le sou. qu'on appelle ici crachera — fanfarons. — Force avaUéié de lps renvoyer an plus vite, et de les remplacer par le* uoirs, plus actif», plus habile», ^t plus dociles ouvriers.

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