‹ Les Américains chez eux d'après l'anglaisChapitre 64 sur 138 · Î2 LES AMÉRICAINS CHEZ EUX · texte numérisé non relu

Î2 LES AMÉRICAINS CHEZ EUX

. déposés ûi i : cinq cent cinquante-huit

mille di llarsde plus qu'il y a douze Venez encore parler de l'incurable pr i gaîlté du noir!

La s »if (l'instruction, qui dévore ces pauvres gens, relèvera

mieux enc Te i ur niveau moral, i: . lie les ombras; it En

dépit de leurs i des lois, I ] , i's

plus ingénieux pour recueillir nn issances

« ntaires.

Sam, esclave, reçut un matin l'ordre d'allumer du feu la

salie d'étude où les enfants prenaient leurs I cr-

uauté, justement, leur montrait les lettres. Sa ,e son b

allume son feu, écoute attentivement la maîtresse, regàrdedu coin de l'œil les caractères indiqués, et fait si bien, qu'avant de sortir, il savait la moitié de l'alphabet. Dès lors, chaque jour, en balayant la chambre, il redisait ses douze premières lettres. — les

autres ! comment en découvrir le nom ? Il époussetail e1 se creusait la tête, lorsque massa Tom, le petit écolier, entre pour chercher un livre : — Voilà mon affaire t se dit Sam. Puis, à haute voix :

— Vous savez terriblement bien v is, massa Tom ! Massa Tom, flatté, fait un signe d'as ni

— Vous savez beaucoup de ces choses-là,conire le mur ! poursuit Sam, en montrant des gravures : Mais ça ! — il désigne l'alphabet — : Vous ne savez pas ça ?

— Moi ! comme si je ne savais pas mes let!

— Toutes ? Parie que vous ne connaissez pas celle-ci, qui tient les jambes en l'air ?

Massa Tom hausse les épaules : — Ça, c'est un Y !

— Seigneur, quel nom ! Et celle-là, assise par terre, la sa

— L! fait dédaigneusement massa T

— L î massa Tom, vous savez tout ! Alors, vous savez aussi cette petite, et cette grande. ntre.-.;.

L'enfant les nomma toutes. Sam n' it pas un t que

la guerre l'émancipât, Sam <; ri\ it c uiramment.

Un autre nègre s'initia lui-même aux : de la lecture, en

étudiant les lettres gravées sur 1'; aître. Un groom

se servil des ; nseignes, dont il ] ite les le,:

le sable de l'écurie, pour arriver au mê ne but

A peine In guerre avait-elle ce s >n œuvre d'affranchisse-

me action, intense, fit explosion comme un

incendie allumé partout a la fois. Les esclaves accoururent en

LES NOIRS ÉMANCIPÉS. 2f:3

Joule dans les écoles . - tisiane •*• par le général

Banks. Les pères et 1 'S tnèr ; rit leurs . s'as-

n>>\ ienl ai •■• eux sur 1 s l'é : i \ p »ur recev »ir les mêmes

.s. Un instant, l'œuvre sembla compromise faute cKar Grande lut la consternation des noirs : — « Les pétitions pleu- \ it de toutes paris, dii le surintendant Ali r !. rue entre autres, irant au moins trenl ! pi ids de longueur, apportait les supplications de dix mille Rien d'émouvant comme ces n comme ces croix plus nombreuses encore, tracés par tant de mères et tant de pères ign irants euN.-mèines, qui, implorant une bonne instruction peu- leurs enfants, promettaient de subvenir aux . .mi prélevant chacun une petit ;e sur leur excessive pauvreté, >

Le premier soin de Sherman, entrant à Savannah, fut d'établir des écoles noires. L'une d'entre elles s'ouvrit dans le Bryant's Slave Mort: le marché eu. quel [lies j >urs auparavant, les nègres étaient vendus à l'enchère! Cinq cents élèves se firent inscrire d'emblée, et les affranchis souscrivirent mille dollars pour le traitement des institutrices.

Même enthousiasme à Wilmington. Les instituteurs envoyés par V American Missionary Association à la suite de l'armée, entaillèrent l'œuvre sans retard : — Les enfants, me disait M. Coarn, l'un des maîtres, devaient, le lendemain de mon arrivée, se trouver devant la porte de l Avant sept heures, ils remplissaient

et la cour regorgeait de noirs pressés de faire inscrire leurs enfants: — « S'il \ous plaît, Sah ! prenez le nom de mes quatre marmots ! - >' criait un père en s'efforçant de percer la foule. — « Oh \Sah 1 prem i x-ci ! » beuglait un autre. — « Mon i veut suivre la classe! » mugissait un troisième. - Crainte d'arriver trop tard, 1. s derniers venus, retenus aux derniers r, se d. 'menaient à qui mieux mieux! Même empressement, même in, lorsque s'oi -les du soir pour adultes. En

moins d'une semaine, plus de mille élèves étaient inscrits.

Depuis longtemps déjà, cette faim et cette soif d'instruction ni fail remarquer chez les esches fugitifs, qui, durant la

lient ;i gagner le Nord, ire mille noirs, Btat au camp Nelson, demandaient a

is des écoles. Us voulaient, dis er à

bien i

fréquemment ! es au repos, étudier la le»;on du ! >ndemaia.

pas dur .lies;

Page 1