L'Irlandais
l.\ NOUVELLE -ORLÉANS. 2 ?
Maints jeunes m ; iges, ' loutant les dfèp tnsi s
avec les soucis qu'entraîne un établissement particulier, perchenl à l'hôtel, et dans ce nid provisoire, pondent Leurs œufs, élèvent leur couvée, Que devient le lète-à-tête îQue deviennent les poésies du foyer 1 Demandez-le aux jeunes mariés du Nouveau-Monde;
Bi 'ii des ^i;i* errantes, bien des positions incertaines, bien des êtres solitaires, déracinés, pour qui hier est urçe déception, demain un problème, s'échouent à l'hôtel, en attendant que la vague les reprenne pour les jeter sur quelque autre bord.
L'hôtel faisant partie de la vie normale aux Etats-Unis, il en résulte que l'étranger, lorsqu'il arrive dans un village, au lieu du cabaret borgne, de l'auberge sordide, de La chambre humide et dépenaillé i auxquels les traditions européennes l'avaient accoutumé, rencontre un immense bâtiment à quatre étages, dont les volets verts font ressortir L'immaculée blancheur; et des balcons, et des verandahs, e1 une table d'hôte qui, chaque jour, durant toute l'année, réunit cinquante, cent personnes, assurant à chacun — l'heureux voyageur y compris — un bien-être, une élégance, une aboli I ince que la vieille Europe ne lui fournirait pas aux mêmes conditions! La journée d'hôtel coûte en moyenne trois dollars ; tantôt phis tantôt moins. Vous avez, pour vos trois dollars, une chambre meublée avec recherche, muni'1 de conforts exceptionnels; la jouissance des salons, des fumoirs, des salles de lecture; tnus énormes repas, souvent quatre," et le service par-dessus le marché 1).
Voici le menu d'une de nos journées culinaires, prise au hasard dans l'hôtel de La Nouvelle-Orléans où j'étais descendu (2).
A la condition de posséder un estomac d'autruche, les hôtes peuvent attaquer tous les plats ; et, comme certain gentleman, auquel le Stewart offrait ou des côtelettes ou des beefsteaks, répondre : — Both! — tous les deux.