‹ Les Américains chez eux d'après l'anglaisChapitre 85 sur 138 · ro · texte numérisé non relu

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I. rues de New-York, très-boueuses, présentent, le premier janvier, l'aspect de véritables mares, sili innées en tous sens par des centaines d'équipages de luxe et de véhicules plus vulgaires ; ce qui ne les améliore pas. Ce jour est le grand jour des visites. Piétons, femmes élégantes que traînent de brillants attelages, tous et chacun, pour arriver à la porte des amis, sont obliges de chausser — et de déchausser — d'épaisses galoches en caoutchouc. On conçoit le charme de ces opérations !

Mon ami X'"' prétendait avoir vu plus d'une fois, à Chicago, un baril flotteur, placé en vedette sur la mare qui dix trait Lake Street, avec cet avis : — Sans fond ! — Les mauvais plaisants affirmaient qu'on y péchait des truites. — Or, chaque année, des sommes considérables sont affectées aux dépenses de voirie.

Saint Louis a des rues de toutes 1 -s façons : celle-ci, revêtue d'un grillage en fer ; celle-là, macadamisée ; d'autres, pavées de blocs en bois que cimente l'asphalte : c'est ce qu'on appelle le pavé Nicholson (1). aussi doux, aussi solide, aussi sourd que peuvent le désirer les nerfs les plus délicats. Mais, grâce à l'épaisse couche d'argile sur laquelle sont bâties la plupart des villes de l'Ouest, grâce au mouvement prodigieux du commerce, aucune espèce de pavage ne tient longtemps.

A Saint-Louis déjà, se font sentir les premiers tressaillements de la vie enfiévrée du Nord. On y retrouve l'éternelle chasse au dollar et au cent (2).

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