A M. D'AVAUX
3 juillet 1665.
Vous estes le premier qui m'avés mandé le jugement de mon procez et cela vous estoit deu ; car il n'y a rien de si naturel que d'aprendre à ses amis les bonnes nouvelles que Ton sçait. Je me souviens encore et je m'en souviendray toute ma vie que ce fut vous qui m'apristes après avoir bien sollicité le gain de ce grand procez d'où dependoit tout mon bien *. Geluy-cy n'est pas de si grande importance; vous y avés néanmoins fait tout de mesme, et aihsy je vous dois tout l'avantage de mes grandes et petites affaires. Je ne sçay comment reconnoistre toutes ces obligations si vous ne mettes en compte ime amitié comme celle que j'ay pour vous, qui, en vérité ne se peut payer.