‹ Les amis de la marquise de Sablé;Chapitre 20 sur 105 · Anne de Beauvoir du Roure, fille de Claude, seigneur de · texte numérisé non relu

Anne de Beauvoir du Roure, fille de Claude, seigneur de

mesmeme réjouir aveque vous de Theureus retour de monsieur votre fils*. La chose et les sirconstance vous doivent donner tant de satisfaction que ceux quy vous honorent comme je fais y doivent prendre part; je le fais donc, Madame, dans la manière que je le puis. Enfin, Madame, je vous assure que Tabsance ne fait pas naistre, mais bien rcnouveller les sentimens que j'ay toujours eus pour votre vertue. Vous sçavés, Madame, comme je Tay de tout temps estimée et honorée ; je vous suplie aussy de vous en souvenir, afin que vous me fasiez plus aisément Thonneur de me croire très parfaitement, Madame, votre très humble et très obeyssante servante.

Je crois, ma chère et belle niesse', que vous auriez sujet de vous plaindre de moy si je me pouvois taire au mesme temps que tout le monde parle du retour de monsieur vostre beau frère, come d'ime fort grande nouvelle. Ce n'est pas de cette sorte que je vous en

Bonneval, et de Marie d'Albert de Luynes; mariée en 16Î0 à Charles de CrOqujy second fils du maréchal de Créquy, duc de Lesdigui(ires, qui fut comte de Canaples, mestre de camp aux gardes françaises, tué au siège de Chambéry en 1630; morte le 18 f('vrier 1686.

1. François, marquis de Marins, son troisième fils, lieutenant général. Ce brillant militaire avait quitté la cour àla suite de quelques menues affaires. Il y fut rappelé en 1667, pour recevoir le commandement d'une division sous le maréchal de Luxembourg, ce qui lui valut, le 8 juillet 1668, le bâton de maréchal de France.

2. Ânne-Armande de Saint-Gelais-Lansac, dame d'honneur de la reine Marie-Thérèse, fille de Gilles de Saint-Gelais, marquis de Balon, et de Marie de Vallée-Fossés-Éverly; mariée en 16150 à Charles de Créquy, duc de Créquy, pair, ambassadeur à Rome, etc. Madame de Sablé la traitait de nièce, la marquise de Balon étant la fille de la sœur de son mari.

èscrit, c'est pour prendre part à tout ce qui vous touche et à rnonsîeur vostre mary ; car je vous assure que je pfôfids ûÈé gï'atidè part à tous vos inlerests, et que peTéonrie âti mofide n'est plus que je ne suis de Tun et de l'autre.

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