A M. DE VENGE
Ce 28 avril 1667.
Ui&' ^ue Vous dittes que vous ne doutés pas qtte fe tOf fasse, quand! il luy plaira et peut estre bierifost, Jfôur les église^ et pour les conquestes ce qti'e Gïovîs a scen feire, mais que vous responddés bien que Clovis n'âftiroit pensé ny escrit come luy, ne se peut payer et sy je ne s'çavois il y a longtemps que vostre^ esprit est âttt dessus de tout exettipte, je vous dîrois pour tien louer cet endroit de vostre lettre que Voiture Tauroït escrit ttmf comme vous. Je vous g^rde les plus jolies choses du mendie que nostre abbé m'a escrit de son costé pendant son absence. II m'avoît bien préparée à v6ir ctens' vôstrè lettre au Roy et à Monsieur Rose tout de (Jttej'.y àt trouvé. Mais je vous advôtte qiie j'ay été snrprisedela délicatesse de cette pei^sôe, et qu'elle tôt touche seule autant qfue toute là foïcé de vos raisons et Téloquence par où vous âvés bien entrepris de pe'i^uaîder ïé Roy. J'ay esté estonée de sa réponce, car encore que' ioxxi le monde dise qu'il parle bien et si
ï. Antoine C^odeau, « le nain de la pi^incesse Julie, » évéqûe dtf Yenoe, )605^167d.
juste, comme les roys n'ont pas acoutumé d'escrire, il est fort extraordinaire qu'il le fasse comme les plus grands maistres, tant pour les dits que pour la pensée. Cet endroit où il dit que vous lui donnez de Tesmulation me plaît tout à fait.