Le petit de Beauchasteau avait dit d'elle
Sortir d'un sang ti beau, si grand, si glorieux, Qu'il TOUS unit avec nos demi-dieux; Voir briller les Tertns de rotre illustre race, Ne voir point de beautés que la rostre n'efface, Eujiron jamais an destin plus heureux?
S. Sa nomination de gouvernante de l'infante de France.— . Loaise de Prie, fille du marquis de Toucj et de Françoise de Saint-Gelais, mariée le 31 novembre 1650 à Philippe de La Mothe-Houdancourt, duc de Cardonne, maréchal de France, veuve en 1657, morte le 6 janvier 1706, ig^e de quatre-vingt*
faite ; vous ne doutés pas que personne ne prent tant de part que je fais à tout ce qui vous touche, et elle aussi.
C'est demain que mon affaire se juge ; priez Dieu et le faittes prier pour vostre très obéissante servante.
 Fontainebleau, ce 23* de juin 1661«
Vous 'avez tant de bonté pour vos amies que cela les devroit consoler de la manière que vous prenez part à leurs malheurs*. Celui qui me vient d'arriver, si on peut nommer ainsi les choses que Dieu nous envoie pour nous humilier, est si surprenent et si impréveu qu'il a eu quelques circonstances qui en ont augmenté la rudesse; mais en vérité, à prendre les choses comme je le debvrois (ce que je suis bien loing de faire), c'est une grâce que Dieu me fait de m'envoier des occasions de soufrir et de faire pénitence, puisque je n'ai pas le courage d'en faire. Aiez la bonté de lui demander qu'il me la face faire dans cette occasion et dans * toutes les autres qu'il lui plaira de m'envoier et croies qu'on ne vous honorera jamais plus véritablement ny avec plus de pation que je faits.
cinq ans. Madame de La Mothe-Houdancourt était nièce de madame de Sablé, parce que sa mère était fille de Françoise de Souvré, sœur de la marquise, gouvernante des enfants de France et femme d'Arthur de Saint-Gelais Lusignan.
1. Il s'agit ici évidemment du procès que lé prince de Coi^dé intenta pour la succession du cardinal de Richelieu, procès dans lequel madame d'Aiguillon fut traitée de « gourgandine« > et où il lui fallut débourser une somme considérable poar conseryer son duché.
Juillet 1667.
V osTfiE pasté est excelent comme tout ce qui part de vostre admirable esprit et de vos mains. J'ay esté pour voir Tabbé dont vous mescrivez, mais je ne l'ai sçeu voir. L'abbé Huvette n'y estoit pas; et j'ai renvoie lui parler pour avoir audience, tant j'avois de désir, quelque misérable que je sois, de faire une tentative, espérant qu'en vous obéissant au moins je ne gasterois Tien. Mais Tabbé Huvette m'a mandé que l'abbé Rospillozi* ne recevoit point de visites de dames et qu'il estoit pour affaires ici ; quoique je n'ozasse pas espérer rien d'une si chetive entremise, je vous confesse que le désir ardent que j'ai de voir la paix solidement esta- Wie m'a donoé du déplaisir. Si la personne que je vis chez vous a parlé, il aura peu faire incomparablement &a. tûutes sortes de manières plus que la dernière des créatures, mais qui est la plus véritablement à vous. Je vous rend» cent nulle grâces pour vostre pasté.
Je vous suis infiniment obligée, madame, de l'avis que vous m'avez donné. J'ai trop de considération pour madame de Comartin * et pour le nom qu'elle porte pour souffirir qu'elle peust estre mal satisfaire de moy.
1. Jacques Kospigliosi, fils du duc de Zagarola, créé cardinal le 12 décembre 1667; il vint en 1663 pour les affaires de Port- Royali et paraît avoir été assez lié avec madame de Sablé, d'après une lettre que lui écrivit celle-ci.
2. Madeleine de Choisy, fille de Jean, seigneur de Baleroy, et
Je me suis mise sur le pié de vostre lit, n'y aiant veu personne en entrant pour éviter de prendre la place des chaises ou j'avois ce me semble veu des dames en entrant, qui me sembloient s'en estre esloignées; vous voies, madame, comme je suis inconsidérée ne m'estant pas aperçue, et ne me souvenant pas mesme de ravoir poussée en passant pour m'asseoir sur vostre lit, ne m'estant apliquée qu'a ne prendre point la place de celles qui estoient auprès de vous*. J*ai grand besoin que Dieu et les hommes oublient mes fautes. J'espère cette bonté de vous et que vous me croyés aussi véritablement à vous que je suis.
hiN vérité, madame, rien n'esgale vostre magnifia cence ; cela va à la profusion ; car vous me départes de vos présents en telle abondance que j'en suis honteuse, et il n'y a que de vous que j'en voulusse recevoir, n'aimant pas à estre obligée à d'autre qu'à vous à qui je la suis de longue main et à laquelle je serai toute ma vie redevable *. J'espérois vous aller faire mes remerde Madeleine Le Charon, seconde femme de Louis Le Fèvre de Caumartin, président aux requêtes du palais et conseiller d'État, veuve en 1624, morte le 18 novembre 1672. Leur fils unique, conseiller d'État, épousa, en 1664, Catherine de Verthamon.
1. Il paraît que ces questions de préséance tenaient une grande place dans les relations, à. cette époque : on peut voir, à ce sujet, les plaisantes aventures de ce genre qui arrivèrent à madame de Maure et la brouillèrent avec quelques-unes de ses amies.
2. Elle aimait beaucoup les cadeaux, étant, suivant Tallemant, très-avare. Il raconte entre autres que, voyant Cornuel à
ciements très humbles moi-mesme ; mais j'ai apris avec grand deplesir que vostre rume vous empesche de voir personne. Ce m'est un double deplesir de ne pouvoir recevoir cet honneur la. Faites moi l'honneur de me croire toute à vous.
rextrémité, elle envoya prendre six chevaux blancs qu'il avait: € Quand il fut mort et qu'on vint les lui redemander, elle répondit que les morts n'avoient pas besoin de chevaux. »