‹ Les amis de la marquise de Sablé;Chapitre 57 sur 105 · ABRIEI<LE DE ROCHECHOUART-MORTEMART · texte numérisé non relu

ABRIEI<LE DE ROCHECHOUART-MORTEMART

Marie-Madeleine-Gabrielle de Rochechouart, sœur de lUesdames de Montespan-, de Thianges et du duc de Vi- Vonne, naquit en 1645. Elle réunissait à la beauté de ses deux sœurs et à Tesprit traditionnel de sa famille une grande raison et un savoir véritable. Il paraît qu^au début elle se plia difficilementà la pensée d'embrasser la vie religieuse et qu'elle entra même à regret à l'Abbaye-aux-Bois pour y faire son éducation! ; mais peu à peu cette vie calme et réfléchie lui plut, et c'est elle qui voulut à son tour y demeurer alors que sa mère cherchait à l'en retirer et lui proposait les plus brillants mariages. Rentrée un moment dans le monde pour céder aux prières de sa famille, elle revint à l'Abbaye sous le prétexte d'éprouver de nouveau sa vocation : elle demeura inébranlable, malgré « l'infinité de personnes considérables à la cour et à l'Eglise qui la soUicitoient sans cesse de se conformer aux volontés de

1. Circulaire adressée par Tabbesse qui succéda à Gabrieile de Mortemart.

madame samère.»Elleyprononçases vœux dès 1665, et fu__^Hftt choisie en 1670 pour remplacer, à la tôte de l'abbaye che ^^f d'ordre de Fontevrault, Tabbesse qui venait de mourii » Jeanne-Charlotle, lille légitimée de Henri IV et de 1 acomtesso de Romorantin. Tous les contemporains som^^"^ unanimes 2)our vanter la vertu et la science de madam —^s do Fontevrault, comme nous l'appellerons désormais ^ — Huet nous parle avec admiration des connaissanc»^^» ^s qu'elle avait des langues grecque et latine. Madame d ^B

Sévigné la mentionne souvent dans les meilleurs termes tout en insistant très-inutilement et très-injustement su sa liaison avec l'abbé Testu, de précieuse notoriété. Me dame de Caylus dit : « On ne pouvoit rassembler dans ] môme personne plus de raison, plus d'esprit et plus ( savoir; son savoir fut même un effet de sa raison : rei gieuse sans vocation, elle chercha un amusement conve nable dans son état; mais ni les sciences ni la lecture : lui firent rien perdre de ce qu'elle avoit de naturel. »

A Fontevrault, « la reine des abbesses, » comme Taç pelle Saint-Simon , eut grandement à s'occuper , oac comme je l'ai dit, cette maison était chef d'ordre; elle et de plus à la rétablir véritablement et à la reconstrûif^ * presque entièrement. Elle dut, à cause de ces diverse • affaires, venir assez souvent à Paris et paraître à la coukt^ où le roi lui témoigna constamment le plus affectueu::^ intérêt. Il parlait quelquefois d'elle et se plaisait à lou9 ^^ le tour des lettres qu'elle lui écrivait. Madame de Séyign ^ constate que plus d'une fois Louis XIV lui fit des cadeaux* car elle dit un jour : « Le roi a donné encore à madame àe Fontevrault, outre les 10,000 écus, un diamant de 3fiO0 louis; j'en suis bien aise. » Dangeau mentionne que le 2 décembre 1700, l'abbesse retournant à Fontevrault, dln« chez madame de Maintenon et y vit le roi dans la soirée; le 5 septembre 1703, elle représenta la reine d^Angleterre au baptême de ïa fille aînée du duc de Bourbon, âgée déjà de treize ans et qui reçut les prénoms de Marie-Éléonore- Gabrielle : la cérémonie eut lieu à Tabbaye. Elle mournf peu de temps après, le 15 août 1704. «Le roi nous apprit 11

soir, à son petit coucher, la mort de madame Tabbesse do Fontevrault, dit Dangeau à la date du 18; il la regrette extrêmement : c'étoit une ûUe de beaucoup de mérite et d*esprit. » Elle n'avait été malade que trois jours *. « Cette abbesse de Fonlevrault, dit Saint-Simon, avoit ^lus d'esprit qu'aucun de sa famille , ce qui étoit beaucoup dire, et le même tour qu'elle, et plus de beauté que Qci.adame de Montespan. Elle savoit beaucoup et môme de isk théologie. Son père l'avoit coffrée fort jeune; avec peu oie vocation, elle avoit fait de nécessité vertu, et devint LjLne bonne religieuse et une meilleure abbesse, et adorée e^utant que vénérée dans tout l'ordre dentelle étoit le chef. Ellle avoit un esprit de gouvernement singulier, qui se I ouoil de rien et qui auroit embrassé avec succès les plus grandes affaires. Elle en avoit eu qui l'avoient attirée à I^aris dans le temps du plus grand règne de sa sœur, qui X'aimoit et la considéroit fort, et qui la fit venir à la cour, <3Ù elle fit divers voyages et de longs séjours, et c'étoit un ^30iitraste assez rare de voir une abbesse dans les parties secrètes du roi et de sa maîtresse. Il goûtoit fort cette sibbesse, à qui tout ce qu'il y avoit de plus élevé en place, en rang, en crédit, faisoit la cour, et qui conserva presque une égale considération après l'éloignement de sa sœur. Sa nièce, qui lui succéda tout aussitôt par sa raison et qui étoit religieuse à Fontevrault, auroit paru une merveille, si elle n'avoit succédé à une tante aussi extraordinaire. » L'abbesse de Fontevrault connaissait madame de Sablé par sa belle-fille de Boisdauphin, qui s'était retirée à î'Abbaye-aux-Bois; aussi la marquise s*empressa-t-elle de la féliciter de sa nomination. : cette lettre indique que la liaison n'était pas encore très-intime. Madame de Sablé lui exprime ses regrets à la pensée qu'elle ne pourra pas voir réaliser Tespérance qu'elle avait de se trouver souvent avec elle : « Cependant il est yrai que vous avez un petit royaume et que cela mérite bien qu'on

1. « Madame de Montespan a réfugié, sa douleur à l'ancien hôtel Créqui. > (Lettre de la marquise d'Huxelles,20 août.} — Elle fut enterrée à Picpus.

s'en réjouisse. > La correspondance s'établit aveo beaucoup de suite, et les deux nobles amies en arrivèrent promptement aux pi us tendres épanchoments. La marquise cherchait à attirer l'abbesse dans le parti janséniste; mait celle-ci ne se laissa jamais entraîner, quoiqu'à Port- Royal on feignit parfois de la compter presque au nombre des alliés : on le lui reprochait même à l'Abbaje-aux- Bois, ainsi qu'elle le dit elle-même dans une lettre du 16 mars 1679, adressée à une religieuse de ce monastère: « On se trompe de me croire janséniste. Pour la doctrine qu^on leur impute, je ne l'ai pas; mais il est vrai que les livres de ces messieurs me piiraissent au-dessus de tout ce qu'on peut lire en notre langue, et que la morale qui j est enseignée, quoique très-rude à la nature, ne laisse pas de me plaire, parce qu'elle est conforme à la seule et véritable règle, qui est l'Évangile. »

Madame do Fontevrault a laissé un traité sur la politesse, imprimé dans le Recueil de divers écrits, de Saint* Hyacinthe (Bruxelles , 1736), composé en réponse à une question posée dans un des cercles précieux que Tabbesse fréquentait assidûment pendant son séjour à Paris. Il a dû être écrit vers l'année 1674, car c'est évidemment à ce sujet que madame de Fontevrault écrit à madame de Sablé, le 19 juin : « Il me semble que j'ai respondu à tous les articles de vostre dernière lettre, excepté aux louanges qu'il vous plaist de donner à ce petit discours qui est tombé entre vos mains; mais je suis si honteuse que vous l'ayez sçu, que je ne puis vous en rien dire. » Elle a traduit également plusieurs ouvrages anciens, notamment le Banquet de Platon et le Discours d'Alcibiade. Racine les remania en partie; mais ni Tune ni l'autre de ces traductions ne peuvent être considérées comme sérieuses , et l'abbesse sacrifia trop au désir de rendre lisible un morceau qui n^est pas précisément des plus chastes.

Moreri, dans son Grand dictionnaire historique, trace de l'abbesse de Fontevrault un magnifique éloge que complète véritablement Tunanimilé des éloges accordés par

ous les contemporains à cette femme exceptionnellement louée. Elle sut, en effet, allier les qualités les plus rarenent réunies, et en même temps qu'elle était une des 'emmes les plus distinguées, les plus lettrées et aussi les dIus aimables de son temps, elle savait diriger avec une grande fermeté l'ordre qui lui était confié. Veillant sur es religieuses, «non-seulement les sanctifiant, mais les polissant, » les animant à rétude,par son exemple et faisant refleurir parmi elles l'amour des belles-lettres et des sciences. Ses circulaires étaient si sagement conçues que plus d'un évêque, assure-t-on, ne dédaignait pas de s'en servir. Aussi, comme l'a dit encore un contemporain, K de l'assemblage de tous ses talents, de toutes ses vertus, et d'un savoir si acquis, on auroit pu former un des plus grands hommes de son siècle. »

De son abbaye, madame de Fontevrault suivait assidùanent le mouvement littéraire, avec lequel, d'ailleurs, ses fréquents voyages à Paris la familiarisaient aisément.

Quelquefois môme elle y attirait des gens de lettres, et nious savons, par exemple , qu'elle y reçut pendant un

certain temps le poëte Genest, qui avait une estime'toute

particulière pour elle»

A Fontevrault, ce 3» de janvier (1670).

Vous me faites justice, madame, et, outre cela, le plus grand plaisir du monde d'estre persuadée que ce n'a point.esté par gravité, que j'ai laissé passer tant de temps sans me donner l'honneur de vous escrire. Je vous ai desjà mandé bien des fois que je serois ravie d'avoir un commerce reiglé avec vous, et que vous seriez souvent importunée de mes lettres, si il se passoit ici quelque chose qui fust digne de vous estre mandé. Rien n'est si vrai que cela, madame, etjepense

que vous n'aurez pas de peine à vous rimagineri^ r. Toutes les fois que vous avés la bonté de m'escrire j- Wz^e suis touchée d'admiration pour ce qu'il vous plaîst d -^3a me mander et d'une joie sensible des assurances d'anuc ^tié dont vos lettres sont remplies. Jugés, madame, ^k si ce ne seroil pas un grand bonheur pour moi d'en rec^^» «voir souvent, et si je puis négliger volontairement le

moyens de nie procurer une chose si agréable. TWE^e vous conjure donc de me plaindre et de me donner d^^ es marques que vous ne m'oublies pas ; toutes les fois qwz jue vous le pourrez faire sans vous incommoder '. Voi=--*U8 m'avez fait un plaisir sensible de vous estendre un pes^^U sur la dévotion de madame de Thiange *. Il me parée ^wt de la manière dont vous en parlés, qu'elle pourroïKnsit estre très solide si elle quittoit la cour; mais je ne pu ^nln croire, non plus que vous, qu'on puisse soustenir dac^dis ce païs-là une vie aussi austère que le doit estre ceF -Mte des véritables chrestiens , sur tout de ceux lesque ^^8

1. M. Cousin n'a commencé qu'ici lapublication de cette lettr -" -^0»

2. Gabrielle, fille de Gabriel de Rochechouart, duc de Mo ^ ^^ temart, gouverneur de Paris, et de Diane de Grandseign^^ •®» mariée, le 2 juin 1655, à Claude-Léonor de Damas, marquis d!l--^"® Thianges, morte le 12 septembre 1693. Mademoiselle a trac-J^ ?• un charmant portrait d'elle dans sa galerie, et les Mémoires d^^^*' temps parlent souvent d'elle : les rimeurs surtout s'exercèr9^K^ ^^ en son honneur. Toujours est-il que madame de Sévigné écrit^^^* « Madame de Thianges ne met plus de rouge et se cache ^ '•" gorge : elle est tout à fait dans le bel air de la dévotion. » El IT ^ ^ resta à la cour, môme après la retraite de sa sœur madame c^^* Montespan, et y conserva une grande faveur. On lui laissa ucr""»* pension assez forte, les entrées après le souper, avec les pri ^^' cesses, dans le cabinet du roi, < privilège, remarque Dangea.'vJ» auquel elle tenoit beaucoup, et dont elle avoit joui enco re depuis huit jours (avant sa mort), malgré ses incommodités. ' Quant à sa conversion, elle fut très-sincère.

aiant esté engagés dans le monde désirent songer à faire une sérieuse pénitence. Je pense, madame , que vousel monsieur de Treuille * lui aurés souvent presché cette vérité et que bientost elle la mettra en usage. Je trouve qu'elle n'est pas à plaindre d'avoir de tels directeurs, car, madame, je vous mets de ce nombre et je sçai bien que personne ne peut mieux que vous persuader de bien faire. J'ai ouï parler aussi, il y a longtemps, du mérite de M. de Treuille et Tai mesme veu

1. Le comte de Tréville avait servi dans les mousquetaires familier dans l'intimité de Madame Henriette, duchesse d'Orléans, il assista à sa mort subite : « Tréville, que je ramenai ce 8oir-là de Saint-Cloud, dit La Fare, et que je retins à coucher pour ne pas le laisser en proie à sa douleur, en quittale monde, et prit le parti de la dévotion qu'il a toujours soutenu depuis.» Il s'était mêlé intimement aussi à la société de madame de Longueville, en prenant part aux conférences tenues au sujet de l'édition projetée du Nouveau Testament de Mons ; aussi peut-on constater que, très-avancé déjà dans les idées religieuses, le coup qui frappaMadame le décidaseulementà embrasser une vie que, dès 1666, il méditait d'embrasser. M. de Tréville quitta donc la cour pour Port-Royal : Bourdaloue prêcha, pendant l'Avent de 1671, un sermon où l'on reconnaît de nombreux traits contre cette conversion janséniste : La Bruyère a peint aussi le comte de Tréville sous le nom d'Arsène. Du reste, il persista dans sa résolution et il trouva certainement une grande satisfaction d'amour-propre dans la situation qui lui fut faite par cette société polie et lettrée où il trônait véritablement, et où on disait proverbialement : « Avoir de l'esprit » ou « parler comme M. de Tréville. » Vers la fin du siècle, cependant, il rentra dans le monde, et Saint-Simon assure que « le pied lui glissa parmi les toilettes qu'il fréquentoit. » (1704.) Il fut élu à l'Académie française, mais Louis XIV refusa de laisser subsister l'élection d'un « homme aussi retiré; » car il ne lui pardonna jamais d'avoir quitté le service et la cour. Il mourut au mois d'août 1708. «Ses dernières années, dit encore Saint-Simon, furent plus réglées et plus pénitentes, et répondirent moins mal au • commencement de sa conversion, »

une lois ou iLmix, poniLint quo j'cstoia à Paris. Je r^ ® soubriwîiuïis point «lu tout alors qu'il put eslreàdei^-^ ans (1(* là In directeur de madame de Thianges. Ma :^^ Diou clian^o h*s npurs quand il lui plaist et je me râ^' jouis l)ii»n quand j'apris Tannée passée celle célèbrr-^ conversion. Je suis ravie, madame, que ma sœur so::^ ass(^z heureuse pour (îstre tout à fait bien avec vous^je lui envie furieusement le plaisir qu elle a de voi^ventret(*nir qui^Iquefois et je voudrois au moins qix^ vous vouhissiés vous souvenir de moi, quand yoi^k^ estes ensemble. Croies, s*il vous plaist, qull ne fl^ ^ peut rien ajouter à Tadmiration que j'ai pour vous^^ puisque vous voulez que je vous traite familiëremen'^i? solcz persuadée, madame, que toute ma vie je roxM. i aimeroi avec toute la tendresse et la fidélité possible..

A Fontevrault, ce S3 aoutt.

Je ne suis pas si malheureuse que je pensois, puisque vous ne m'avez pas tout à fait abandonnée. J'avois jusqu'ici craint ce malheur et je ne puis assez vous remercier, madame, de m'avoir conservé quelque part dans vostre amitié. Vous avez eu raison de croire que je comprendrois le sens de vostre lettre. Je l'ai tout entendu, madame, et je suis touchée comme je dois de toutes les bontés que vous m'y faites paroislre. Vous estes, je crois, bien persuadée que ma conflence et mon estime pour vous ne diminueront jamais. Ainsi, madame, je ne vous en donnerai pas ici de nouvelles assurances, mais pour respondre autant que je le puis à tout ce qu'il vous plaist de me dire , je vous avouerai

sincèrement qu'en effect je suis assez en repos sur une certaine affaire, que je fais touts mes efforts pour destoumer mon imagination, et que, comme elle n'a aucun fondement, je ne puis pas me figurer qu'elle ait une longue durée. Si je n'entrois dans ces pensées, je tomberois dans un accablement qui, assurément, passeroit mes forces. Je ne prétends point faire pitié; mais il est certain qu'on ne peut pas soutenir, comme je fais, tout le poids de ma charge , sans estre exposée à plus de peines qu'il n'en faut pour exercer une médiocre patience. Vous jugés donc bien , madame, qu'il faudroit mourir si Ton vouloit estre encore attentive à toutes les persécutions de dehors et vous m'avouerez que j'ai raison de les oublier autant qu'il est en mon pouvoir. Dieu me fait mesme la grâce de trouver des sujets solides de consolation dans les circonstances dont je serois naturellement plus blessée , car de recevoir les plus grands outrages par des personnes auxquelles , nonseulement on n'a jamais faict de mal , mais qu'on a aimées et, j'ose dire, servies en des occasions considérables, vous m'avouerés, madame, que cela n'est point selon les reigles communes, et qu'il faut bien que Dieu permette cet horrible renversement pour ma sanctification. Je le prie de tout mon cœur qu'il me fasse la grâce d'en faire un bon usage et de regarder comme un bonheur une espreave si extraordinaire. Voilà, au vrai, les dispositions où j'essaye d'estre sur ce sujet, si dans l'abord il n'a pas paru tant de modération, cela est bien pardonnable et vous m'avouerez qu'il y a des natures d'injustices qui font perdre toute la douceur, toute la patience qu'on pourroit avoir dans des occasions communes. Vous voies bien, madame, que je vous des-

— lUO charge mon cœur autant qu'on le peut par lettre. I vous conjure de n'en rien faire paroistre et, ftivo\] m'aimez, de m'aider à oublier toutes ces ravoderies. i ne voux point mettre à d'autre usage les ofEres qi vous avez la bonté de me faire, parce que tout le m qu'on m'a fait est irréparable. Au reste je ne puis n I)asser de vous dire que je suis satisfaite de monsiei d'Angers * au delà de toute expression et qu'il n'y point d'honnesteté qu'il ne me fasse. Si vous lui escrive vous m'obligerez fort , madame , de lui faire quelqu remerciements pour moi. Si on vouloit demander à prélat des nouvelles de ma conduite, j'aurais, je ero: le bonheur d'estre autant louée par lui que je su blasmée par des gens qui sont à cent lieues de nu Ouoique cela soit très vrai, je pense que j'auroismiei fait de ne le pas dire . Mais je n'ai pu retenir ce tn de vanité. C'est l'extravagance des gens qui me pers cutent qui m'a fait faire celle-là que je vous supplie tr humblement de me pardonner. Je suis si affoibjie i quelques remèdes que je fais présentement qu'il m'e impossible d'escrire davantage.

Nous ajouterons ici quatre lettres de Tabbesse i docteur Valant, et une dernière dont je n'ai pu reconnaît la destinataire ;

(Septembre 1674.)

V ous m'avez fait plaisir, monsieur, de m'avertir d'ei crire à madame de Montmartre , non pas que j'c eusse besoing, mais parce que vous m'avez prouvé pi

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