Œuvres, loc. cit. l. IV, p. 15, Lettre
labeur modéré, qu'en un ou deux de peine excessive. Il faut certes diminuer la charge à mesure que le temps amoindrit les forces. Me promettant que vous prendrez eu bonne part cette cordiale remontrance, je vous supplie, Monsieur, de bien persévérer à m'aimer, comme sans fin je serai vôtre, etc.. * »
On voit par la date rapprochée de ces lettres et par l'affection dont elles sont empreintes, l'impression profonde produite sur l'esprit du saint par i'abbesse de Port-Royal et sa famille. Dans la lettre suivante, il va faire allusion, sous le .sceau du secret, à l'offre officielle qui venait de lui être faite, par ordre de Louis XIII, de l'archevêché de Paris. Henri IV, déjà, avait rêvé de l'attacher à la France, mais le saint qui était alors en plein apostolat en pays protestant, et qui craignait de donner de l'ombrage à son duc de Savoie, avait refusé dignités et pensions^, accompagnant son refus de tant de bonne grâce que le grand roi séduit l'en avait aimé et estimé davantage. Henri IV s'était consolé de son échec en louant le désintéressement de celui qui refusait ses dons. « Voilà, dit-il, le plus agréable et le mieux « assaisonné refus qui m'ait été jamais fait. Cet homme « est hors de toute corruption puisqu'il est si élevé au