Ibid.. p
2. Camus était si touché de leurs désordres, qu'il écrivit contre eux un gros volume intitulé Des Moines.
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monastère à dix-sept, aussi ne peut-on s'empêcher de prendre plaisir aux « vaines et extravagantes louang"es » dont la Mère Angélique se plaignait ici à M™» deChanlal.
Maubuisson, 12 septembre 1621.
Ma très chère Mère, hélas ! me voilà toute rétabjie dans mou tracas, où je veut être, puisque Dieu le veux ; mais je ne puis m'empècher de jeter les yeux sur le doux repos que j'aurais aux pieds de ma très chère Mère, s'il plaisait au Seigneur que j'y puisse vivre et mourir. Je suis en de perpétuelles contestations avec ceux avec qui je vis*. Ils veulent une chose, et moi d'autres, qui ne sont pas, à mon avis, mauvaises ; mais je me défends avec mon indiscrétion et mon arrogance ordinaire.
« Ma sœur Marie-Angélique ^ continue comme de coutume, mais je ne fais pas semblant de la voir. Il faut, ma chère Mère, que je vous dise ma méchanceté. Il arriva qu'en revenant elle dit quelque chose de vous, ma très chère Mère, comme si elle vous eût beaucoup aimée, et eût été bien heureuse avec vous. J'eus si grand dépit, comme je crois, par orgueil, m'imaginant qu'elle me méprisait, que je lui dis : C'est que c'est chose nouvelle. Voyez, ma très chère Mère, la force de mon orgueil qui me fait ainsi trahir mon cœur.
« J'ai parlé trois fois des affaires d'état, et dit une opinion qu'on m'avait apprise au préjudice de quelqu'un. J'ai montré par vanité une lettre que j'ai écrite, parce qu'elle me semblait bien. J'en ai bien fait d'autres dont je ne me souviens pas, ma très chère Mère. Je ne crois pas que je vous ennuie en vous disant ces petites particularités, afin qu'au moins, en la manière que je puis, je sois votre petite novice.
« Vos lettres ne sont-elles par parties, ma chère Mère ? 0 mon Dieu !. quand viendront les réponses, et seront-elles favorables ? Si le bon Père le veut bien, je me promets. Dieu aidant, de venir à bout de toutes les difficultés. Je ne sais si