‹ Les Amis oubliés de Port RoyalChapitre 30 sur 103 · Œuvres, loc. cit., t. IV, p. 165. Lettre · texte numérisé non relu

Œuvres, loc. cit., t. IV, p. 165. Lettre

2. Mer BouGAUD, Histoire de Sainte Chantai. Paris, 1909, t. II, p. 72.

quels termes il l'a fait : « Encore qu'elle dût devenir sainte canonisée en la Visitation. » Comme la pensée du directeur se dévoile dans cette phrase. Il entrevoyait où pouvaient aboutir les « prétentions extraordinaires » de M™® de Port-Royal, et ce n'était à rien moins qu'à la canonisation.

Pour mettre au point les assertions de Ms' Bougaud, nous allons faire ici une étude comparative de textes qui sera plus suggestive que tous les commentaires.

Le savant bénédictin dom Glemencet nous a raconté cet épisode de la vie de la Mère Angélique :

« Pour ce qui est du désir qu'eut la Mère Ang-élique d'entrer dans le nouvel institut de saint François de Sales, il paraît que, quoique le saint prélat y eût d'abord consenti, il changea de sentiments dans la suite, et ne voulut point la ravir à son ordre. Les difficultés qui se rencontraient dans l'exécution de ce dessein lui faisaient juger que Dieu en avait de plus grands sur cette âme extraordinaire : c'est ce que le saint fondateur de la Visitation fit connaître à la Mère Angélique dans une lettre qu'il lui écrivit de Savoie, et qu'elle a longtemps gardée, où étaient ces paroles remarquables : « Je crois pouvoir vous assurer de la part de Dieu, quil se servira de vous peur des choses importantes, et d'une façon extraordinaire, et que vous avez sujet d'adorer avec une profonde humilité les ordres de son admirable Providence L ))

Henry de Maupas du Tour 2, le premier historien de M""® de Chantai, nous a laissé ce même récit :

Une âme d'éminente vertu, (la Mère Angélique) religieuse

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