Histoire de Sainte Chantai. Paris, 1909, t. II, p
4. Les Premiers Jansénistes et Port-Royal. Paris, 1883, p. 240. Albert Le Roy dit en parlant de cet ouvrage : « Il faut descendre
Ce qu'il est intéressant de constater dans le cas de M*'^ Bougaud, c'est l'assurance avec laquelle il a affirmé des faits qu'il savait, historiquement, être faux. En le lisant, on comprend à quel point il a été persuadé que les calomnies accumulées au cours de plusieurs siècles avaient étouffé pour jamais la voix de son innocente victime.
« Je ne parle point ainsi au hasard, a-t-il écrit après « la précédente citation, mais d'après l'étude attentive « et sérieuse de tous les documents, édités et inédits de « cette affaire, dont le volumineux dossier existe dans « les Archives de la Visitation d'Annecy *. » Ce dossier existe aussi dans la poussière des vieilles bibliothèques, mais puisque M^^ Bougaud s'est abrité derrière les documents de la Visitation d'Annecy, il ne nous déplaît pas de le combattre avec ses propres armes. La Mère Françoise-Madeleine de Ghaugy, secrétaire de sainte Chantai et quatrième supérieure du monastère d'Annecy, fait allusion au fait dont nous parlons, page 203 des Mémoires sur la Vie et les Vertus de la sainte.
« Ainsi dégagée de tout, elle (M""® de Chantai) fit ses adieux à Paris, et en partit nonobstant la rigueur du froid, le 21 février 1622, accompagnée de notre chère sœur, Gasparde d'Avisé, et de M""^ de Port-Royal, qui est une âme d'insigne et extraordinaire vertu, grande fille spirituelle de notre Bienheureux Père, qui disait qu'elle n'avait point le cœur, l'esprit ni le courage de son sexe, tellement il lui trouvait une âme généreuse et relevée au service de Dieu. Cette vertueuse
jusqu'à nos jours pour trouver sous une plume ecclésiastique l'apologie sans ambages du traitement infligé à Port-Royal. Dans une compilation qui voudrait paraître un livre et qui ne réussit qu'à être un pamphlet contre « la solitude maudite », un prêtre a
écrit, etc » (La France el Rome. Paris, 1892, p. 286).