‹ Les Amis oubliés de Port RoyalChapitre 39 sur 103 · lbid.;\.. I, p · texte numérisé non relu

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Dans l'admiration de la fondatrice, peut-être occupaitelle un rang supérieur à cause de ses dons tout particuliers, sœur plutôt que fille quoiqu'il y eût entre elles une différence d'âge de dix-neuf ans, parce qu'elle avait acquis, malgré sa jeunesse, par une expérience déjà longue, une maîtrise non discutée dans le discernement et le maniement des âmes.

Saint François de Sales voulait une union complète entre Port-Royal et la Visitation. Il n'eut pas de peine à être obéi. En cela M™* de Chantai suivait son cœur et fut imitée par les premières supérieures de l'Institut. Elle écrivait à la Mère Anne-Catherine de Beaumonl, supérieure au premier monastère de Paris:

Dijon, 25 août 1622.

« ... Je vous supplie, ma très chère sœur, d'envoyer à Port-Royal, avec nos lettres, les Directoires des novices et de la directrice. Monseigneur veut qu'on leur communique tout, etc. *.., »

Saint François de Sales, en effet, ne faisait plus de distinction entre ses deux filles privilégiées, Jeanne de Chantai et Angélique Arnauld. L'abbesse de Port-Royal avait pris une telle place dans son affection qu'il voulait partager avec elle le cœur même de M™® de Chantai. Il écrivait, en octobre ou novembre 1620, à la fondatrice de la Visitation qui venait d'aller à Maubuisson visiter la Mère Angélique :

« O que mon cœur a été touché d'une douceur extrême de quoi ma très chère fille M""^ de Port-Royal a été avec vous ! Car il est vrai, je lui dis que devant être à jamais tout à elle,

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