Leltres, loc. cit., t. III, p
par ce défaut? Mon bon et tout bon cher Père, je vous supplie, ne négligez plus cela, s'il vous plait, et me pardonnez si je vous presse. Je vais toujours avec vous à ma vieille mode et parfaite confiance en votre bonté, mon très cher Père*. »
On conçoit qu'après cette expérience personnelle, tout en excusant les procédés de l'évêque, et admirant même, euphémisme de la charité, « comme notre bon M^"" de Lang'res tient serré ce qui se met entre ses mains », elle protestait de son affection invariable pour « M™® de Port-Royal » et s'arrangeait de manière à le lui faire savoir, par la Mère Favre qui était à Paris.
Aussi, la même année où, sans tenir compte du silence de l'abbesse, M™^ de Chantai écrivait elle-même, puis tournait doucement les difficultés en se faisant envoyer des nouvelles par un tiers, et la faisant assurer par la même voie de son affection invariable, cette même année, la fondatrice faisait répandre et mettre en vigueur dans les couvents salésiens, certains règlements imaginés et appliqués par la Mère Angélique, à Port-Royal, règlements qu'avait admirés et approuvés saint François de Sales.
Annecy, 24 décembre 1630.
« ... Pour ce qui est de ces cartes, ma chère fille, cela vient de notre bienheux'eux Père, lequel ayant été à Port- Royal, y en vit en grande quantité, en sorte que l'on ne parlait en cette maison-là quasi que par ces cartes, et ce bon Père m'en fit grand état pour l'aide que cela donne à conserver le silence. Or, comme je passai, en m'en revenant de Paris à Port-Royal, je les vis, mais je ne les goûtais pas, parce que je ne les pouvais comprendre, si bien que je n'en