‹ Les Amis oubliés de Port RoyalChapitre 48 sur 103 · Lellres, loc. cit., t. 1, p · texte numérisé non relu

Lellres, loc. cit., t. 1, p

Ui SAINTE JEANNE DE CHANTAL

A la Mère Marie- Aimée de Blonay, supérieure à la Visitation de Lyon

Annecy, 27 février 1625.

« ... Il est survenu une tracasserie entre les bons Pères Jésuites et nos chères sœurs, pour une pierrière qui est à nous et de laquelle nous avons besoin pour le monastère : et il se trouve aussi que les bons Pères en ont une extrême nécessité pour leur église, et que mille ou douze cent voitures qu'on leur a données ne suffisent pas, de sorte que cela donne de la tentation de part et d'autre... * »

Ici, nous arrivons à un point particulièrement intéressant pour l'historien. C'est toute la mentalité jésuitique qui va se révéler sous la plume de M"* de Chantai.

A la Mère Marie-Aimée de Blonay

Chambéry, 15 septembre 1625.

« ...Les Révérends Pères Jésuites, et surtout le Père Fourier, désirent que l'on mette dans une de mes lettres ce que notre Bienheureux Père a dit en ce qui les regarde. Le voilà donc, et j'ai assemblé ce que le Bienheureux me dit à Paris et à Lyon. Il le faut mettre dans la lettre où il se pourra le mieux joindre et faire la liaison sans beaucoup de paroles... ^ »

Les Jésuites prenaient leurs mesures en vue de l'avenir. Celte précaution à faire recueillir et enregistrer pour la postérité la preuve de leurs rapports amicaux avec un bienheureux en voie de canonisation est bien

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