‹ Les Amis oubliés de Port RoyalChapitre 50 sur 103 · Lettres, loc. cit., t, III. p · texte numérisé non relu

Lettres, loc. cit., t, III. p

aboutir enfin à un tel scandale, que M°* de Chantai allait se voir dans la nécessité de s'adresser à un Père Provincial, pour le prier de mettre un terme aux calomnies des Pères.

■' A la Mère Marie-Constance de Bressand

Bourg, 5 octobre 1628.

t< ...Si je vois jamais ce bon Père, certes, je lui parlerai plus ferme ; je ne voudrais pas qu'il parlât beaucoup à nos sœurs pour leur donner ses maxitnes ; demeurons fermes dans les nôtres, et, pour Dieu gardons-nous des assujettissements. Honorons et faisons ce que nous pourrons de petits services à leurs personnes et à leur maison, mais gardons notre liberté, et faisons franchement ce que nous savons selon notre Institut etc.. * »

L'édition de la Visitation qui donne cette lettre ne dit pas de quel Père il est question, mais il est à remarquer que, toutes les fois qu'un Jésuite se trouve en mauvaise posture, elle évite de mentionner que le Père dont il est parlé appartient à Tordre de Jésus.

Les intrigues particulières du P. Binet avaient pour objet de porter atteinte à l'autorité des évêques. La forme donnée par saint François de Sales à son Institut ne pouvait satisfaire les Jésuites qu'à la condition qu'ils pussent y introduire certaines modifications qui leur eussent permis de prendre la place du clergé séculier. Le P. Binet aurait voulu que la Visitation adoptât un Visiteur général ^, ce qui était opposé à la volonté formelle du fondateur ^. Cette première mesure une

Page 1