‹ Les Amis oubliés de Port RoyalChapitre 51 sur 103 · UUres, loc, cit., t. III, p · texte numérisé non relu

UUres, loc, cit., t. III, p

2. « Le Père Binet aurait désiré que la Visitation adoptât un Visiteur général. (Lelires, loc. cit., t. II, p. 621.) »

3. « ...Surtout notre Bienheureux Père arrêta qu'il ne fallait plus écouter de propositions pour nous ranger sous un chef de général

fois prise, le reste n'eût été qu'un jeu d'enfant. Écoutons M""* de Chantai discuter cette question avec le Révérend Père d'abord, avec les supérieures de la Visitation ensuite.

Au Père Binet

Annecy, décembre 1632.

« ...Notre chère sœur, la Supérieure du faubourg Saint- Jacques de Paris, m'a communiqué l'avis qu'il vous a plu nous donner au sujet de notre union. Il est bon et solide ; mais je n'ai su néanmoins y joindre mon cœur, ce que je vous dis avec franchise, parce que votre bonté m'en a donné la confiance. Notre esprit ne saurait supporter nulle autorité sur nous, que celle de Messeigneurs nos prélats, ni nul secret contre eux. Il faut, si nous voulons avoir nos esprits en repos, que nous y traitions avec une entière confiance et simplicité, autrement nous ne serons plus Filles de notre Bienheureux Père, qui nous a laissé cette affection gravée dans nos cœurs, outre que nous avons un certain goût et révérence qui nous porte à nos Supérieurs, ce qui ne peut procéder que de la grâce, et qui me fait espérer de grandes bénédictions par cette voie-là.

« C'est pourquoi, mon très cher Père, voyant tous les moyens d'union que l'on nous propose, heurter en certaine manière cette autorité, nous ne saurions en accepter pas un ; et j'ai cette confiance que Dieu fera ce qui ne se peut faire par formalités, ni prudence humaine. Jusqu'ici, sa Providence nous a conduites et maintenues dans une parfaite union et conformité ; j'espère qu'elle nous y fera persévérer par les mêmes moyens, et notre lien de la sainte

ni de générale ; que plus il priait, et plus Dieu lui faisait connaître que c'était sa volonté que rinslilut demeurât simplement et uniquement à la conduite du Saint-Siège et de Messeigneurs les évêques aux diocèses desquels nous serions établies : « Car, voyez-vous, dit ce Bienheureux, nos filles, ce sont les filles du du clergé. (Mémoires de Madeleine de Chaugy, loc. cit., p. 211.) »

charité aura plus d'efficacité et de force en sa douceur et sainte liberté, que toutes les lois et obligations que l'on pourrait établir : voilà mon sentiment, mon cher Père, qui est tout conforme à celui dans lequel notre Bienheureux Père est parti de cette vie. Dites-moi si je ne dois pas demeurer en paix là-dessus. J'écris à nos Sœurs sur cela et les exhorte, en la meilleure façon que je puis, à persévérer en la voie où Dieu les a mises, et de conserver par ci-après, leur esprit, union et conformité, par les mêmes moyens qu'elles ont pratiqués jusqu'ici, et lesquels les ont tenues unies et liées ensemble, etc.. * »

Lettre circulaire adressée aux supérieures de la Visitation

Annecy, 1629.

«... L'on nous en a proposé plusieurs, (moyens d'union entre les monastères), les uns hors de nous, ce qui, à mon avis, nous ruinerait et offenserait l'autorité de Messeigneurs nos Prélats, ce que nous ne pouvons ni ne devons jamais souffrir; les autres en nous-mêmes, mais avec certaines formalités si éloignées, ce me semble, des intentions de notre Bienheureux Père, ou du moins de la manière qu'il a tenue en l'établissement de tout l'Institut, que nous ne les avons su goûter... 2 »

Dans la lettre suivante, M""^ de Chantai résiste encore au P. Binet ^ sur un autre sujet.

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