De Barthélémy, Lettres, loc. cit., t. II, p
vernements à celui à qui il appartient. Demeurons en paix, ma fille, et laissons chacun abonder en son sens, tandis que l'on nous laisse vivre dans nos Observances. Oh Dieu ! si nous nous savons parfaitement aimer les unes les autres, nous n'avons que faire d'autres biens pour nous maintenir en notre devoir. Et si tous les monastères se maintiennent avec respect, déférence et communication envers celui d'Annecy, c'est le plus grand moyen d'uniformité que nous puissions avoir ; et certes, s'il arrivait du détraquement, ce dont Dieu nous garde, ce ne seront pas ceux du dehors qui nous relèveront, mais notre bonne intelligence et notre fidélité au-dedans. N'avonsnous pas nos prélats et nos Pères spirituels ? C'est à eux à qui je me plais extrêmement de recourir... * »
A la Mè7e Favre
Annecy, 24 octobre 1630.
« ... Je le crois prou que les bonnes sœurs Carmélites ne se tiennent pas sous l'autorité des Pères de N***; elles en seraient trop pressées. Nous sommes bien heureuses si nous le savions connaître et nous entr'aider (selon que sans doute nous le pourrons, si nous le voulons), et plus utilement par la voie d'une charitable confiance et du saint zèle que nous devons avoir pour toutes les maisons, que si nous avions mille hommes pour gouverner. Mais, las ! je crains que l'imperfection des Supérieures ne nous gâte tout par leur bizarrerie et peu d'intelligence. Je prévois cela avec douleur ; mais il se faut accomoder aux conditions misérables de cette vie et se reposer en Dieu, laissant le soin de tout à sa douce Providence, qui donnera, dans les temps et les nécessités, les secours nécessaires, etc.. ' »
A une supérieure
Sans date.
« ...Pour Dieu, soyons les plus soumises du monde à nos supérieurs en tout ce qu'ils désireront de nous qui ne sera pas