‹ Les Amis oubliés de Port RoyalChapitre 75 sur 103 · Ibid., t. II, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. II, p

2. Remarquons que les Lettres chrétiennes publiées en 1645, l'ont été avec « approbalion el privilège du Roy ».^

mandé !a bonne défunte. » Puis elle faisait part à M"»« de Chanlnl de ses inquiétudes au sujet du monastère du Saiul-Sacrement qui allait prochainement être réuni à Port-Royal.

Eu voyant comment les lettres de la Mère Angélique et celles de M""® de Cliantal se répondent et se complètent, ou apprécie mieux toute la saveur de la note ajoutée par les soins de la Visitation au bas de l'une de ces lettres.

Gomme il n'a pas été possible de découvrir à qui furent adressées les trois lettres que la Mère de Blonay a publiées avec cette seule inscription : A une grande servante de Dieu, lettres dont les originaux n'ont pas été retrouvés, on a dû leur donner ici la même adresse que dans les précédentes éditions *.

Pendant que la Mère Angélique écrivait cette lettre du 22 décembre 1637, M™^ de Cliantal répondait à la précédente lettre de l'abbesse, du 9 novembre 1637.

Annecy, décembre 1637.

« Ma très chère Mère, notre Sauveur remplisse nos âmes des consolations et mérites de sa très sainte naissance. H y a environ un mois que je reçus la vôtre du neuvième de novembre, qui me signifie la véritable bonté et soigneuse dilection que votre âme a pour la mienne, toujours affligée, non tant toutefois par la divine grâce qu'elle était la dernière fois que je vous écrivis, où je disais la très sensible affliction dont Noîre-Seigneur nous avait visitées par le trépas de notre bonne et vertueuse Mère de Chastel : privation qui m'est grande ; mais j'adore de tout mon cœur la très sainte volonté de Dieu, que je vois, ce me semble, me vouloir entièrement dépouillée de tout en l'intérieur et extérieur. C'est la prophé-

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