‹ Les Amis oubliés de Port RoyalChapitre 77 sur 103 · Mémoires de Godefroi Hermanl, loc. cit., t. I, p · texte numérisé non relu

Mémoires de Godefroi Hermanl, loc. cit., t. I, p

M™® Ht; Chanliil connaissait par la Mère Angélique les dessous de celle alTaire,. Elle les connaissait aussi probablenienl par les supérieures des deux monaslères de la Visitation de Paris, peut-être par celle de la Visitation de Poiliers, et certainement par ses nombreux amis du monde ecclésiastique. Elle savait que l'un des principaux griefs imputés au saint prisonnier, par le toutpuissant ministre, était d'avoir défendu la nécessité de l'amour de Dieu et l'indissolubilité du mariage, et ceci fait comprendre mieux qu'elle soit allée à M. de Saint- Cyran, de préférence à tout autre. « Elle avait saint « Vincent de Paul », dit M^*" Bougaud. Il est vrai qu'elle ava'it saint Vincent de Paul. Le P. Vincent, comme on l'appelait alors, était un homme d'œuvres et non pas un maître spirituel. Son ignorance en matière spirituelle était proverbiale*, et c'est peut-être grâce à ce côté très peu intellectuel de son esprit qu'il dut de désarmer la malveillance et l'opposition que rencontrent toujours les intelligences supérieures. Il était tellement effacé — intellectuellement parlant — qu'il ne fut pas entravé, et put continuer, en les faisant siennes, les œuvres des deux novateurs de génie que furent François de Sales et Maiguart de Bernières. Le premier, par esprit de réaction contre les abus des religieux, avait créé les « Filles de la Charité », et le second, « une sorte { de ministère de l'assistance publique » qui sauva le peuple de France pendant l'effroyable misère des deux Frondes * ^. Saint François de Sales eut comme récom- !

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